Qui est en ligne ?

Il y a en tout 3 utilisateurs en ligne :: 0 Enregistré, 0 Invisible et 3 Invités

Aucun


[ Voir toute la liste ]


Le record du nombre d'utilisateurs en ligne est de 64 le Sam 08 Juil 2017, 12:11

Derniers sujets

» Anne Hidalgo
Ven 18 Aoû 2017, 19:20 par Jean Ripleure

» La Dette de la France
Ven 18 Aoû 2017, 14:20 par Cousin Hubert

» Immigration: une richesse pour la France?
Ven 18 Aoû 2017, 11:09 par Cousin Hubert

» Attentat(s) en France
Mer 16 Aoû 2017, 18:46 par Cousin Hubert

» Le fil de Mistinguette (3)
Dim 13 Aoû 2017, 09:38 par Caton l'Ancien

» ON REMPLACE ...
Sam 05 Aoû 2017, 15:23 par Etienne Charles

» Terrorisme islamiste
Mar 01 Aoû 2017, 11:13 par 007/**

» Pas-de-Calais
Mar 01 Aoû 2017, 02:12 par Cousin Hubert

» Les pépites sont terrorisées par les flics...
Jeu 27 Juil 2017, 09:11 par philiberte

Août 2017

LunMarMerJeuVenSamDim
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
28293031   

Calendrier Calendrier

Navigation

Partenaires

forum gratuit
Tchat Blablaland

    La Dette de la France

    Partagez
    avatar
    silence
    Jeroboam
    Jeroboam

    Nombre de messages : 22007
    Age : 103
    Localisation : Bretagne
    Date d'inscription : 12/02/2007

    Re: La Dette de la France

    Message par silence le Sam 12 Nov 2011, 13:50

    Bonne question.
    avatar
    Alex Terieur
    Jeroboam
    Jeroboam

    Nombre de messages : 5986
    Age : 70
    Localisation : off shore
    Loisirs : chevaux - attelage
    Date d'inscription : 11/10/2010

    Re: La Dette de la France

    Message par Alex Terieur le Sam 12 Nov 2011, 16:21

    Moria, je ne sais pas si tout est comparable aussi facilement.

    A - Essai de réponses aux première questions.

    1°) Au Japon la dette pèse 200% de son PIB, certes, mais le pays n’est pas du tout soumis aux contraintes extérieures du Système comme l’Europe parce que :

    a) sa dette est possédée à plus de 95% par des investisseurs nippons, ce soutien domestique le met donc à l’abri des prédateurs-spéculateurs,
    b) le Japon dispose des deuxièmes réserves de change mondiales. Ca aide bien.

    2°) Aux Etats-Unis, le rempart est le dollar, qui demeure - pour l’instant - la principale monnaie de réserve utilisée dans le monde. En 9/2007, il représentait encore 64 % des réserves mondiales.
    L’euro (seconde monnaie de réserve) ne présentant pas toute la fiabilité souhaitée, c’est le moins que l’on puisse dire, le dollar a donc encore de beaux jours devant lui. Les investisseurs préférant pour le moment se couvrir en dollars.

    A l’inverse, nombre de pays européens n’ont rien de tout cela et vont donc payer le prix fort pour se débarrasser de leurs dettes. Et contrairement aux pays précités, la perte du rating suprême va se transformer en taux très alléchants pour le Système. … et en poids fiscal douloureux pour le contribuable.

    B- Essai de réponse à la question ultime

    « Il reste la question : comment se fait-ce ?
    QUI décide donc QUOI ? »


    Hélas, aucun de nous - minuscules vermisseaux égarés dans ce marécage mondial – n’ a de réponse définitive à cette lancinante question.

    Il n’en demeure que l’on peut observer plusieurs faits difficilement contestables :

    Pourquoi presque TOUS les pays Européens se sont mis conjointement à se sur-endetter avec la même ardeur sachant qu’il est impossible de mettre tout sur le dos de politiques qui seraient irresponsables et complètement idiots ? Tous les politiques, et quel que soit le pays sinistré- savaient pertinemment comment ces dérives allaient se terminer.

    Une de réponses peut se trouver dans le fait que tant que l’argent (emprunté) coulait à flot, les populations de ces pays ne pouvaient que trouver superbe l’idée de l’Europe. Pensez donc on travaille pour 10 euros et on en dépense 15. Une vie en Dysneywold qui a permis d’endormir tout le monde pour accepter l’Europe, sauf les plus avisés, mais tellement peu numériquement et pire, non audibles lorsqu’ils criaient au casse-cou.

    La pratique est la même que celle du dealer de quartier qui commence par procurer un peu de came gratuite pour appâter les nouveaux clients. Une fois pris au piège, bien difficile de se sortir de cet asservissement.

    Une autre réponse qui sera ou non validée par l’histoire à venir : n’est-ce pas non plus un moyen prémédité de longue date pour modifier les structures, se soustraire aux choix des électeurs qui n’avalisent pas toujours les choix qu’on leur impose, et modifier les mentalités des pays concernés en mettant à profit ces mini chaos préfabriqués ?

    Une chose est sûre à cet instant :

    En Grêce, Lucas Papadémos prends les rênes du pays

    Ce monsieur a été :
    Conseiller économique de la Federal Reserve Bank de Boston
    Vice-président de la Banque centrale européenne (BCE) en 2002.

    Il arrive et les bourses saluent chaleureusement (cette victoire ?)
    Par qui a-t-il été élu ?

    En Italie, Mario Monti est la vedette pour déboulonner Berlusconi.
    Il est également considéré depuis des semaines par les marchés comme le meilleur candidat.

    Ce monsieur a dans son CV :

    - Nommé commissaire européen à partir de 1995, responsable pour les secteurs « marché intérieur, services financiers et intégration financière, droits de douanes et taxes »
    - Depuis 2005, International Advisor pour Goldman Sachs, grande banque d'affaires américaine
    - Membre du comité de direction du groupe Bilderberg.

    Peu importe, les Bourses saluent déjà son arrivée (encore une victoire ?)

    Mais par qui a-t-il été élu ?

    Au Portugal, il y a eu – c’est vrai - des élections « démocratiques »

    Mais les principaux partis en lice avaient déjà signé bien avant ces élections le pacte de redressement mis en place par la troïka, et s'engageaient tous formellement à appliquer le plan s'ils étaient élus.

    Quel choix restait-il alors aux électeurs qui en avaient été prévenus sinon de déterminer dans le panier de crabes le simple porte parole qui leur annonce jour après jour les mauvaises nouvelles. Et rien d’autre, le deal étant solidement bouclé d’avance.

    Pour les pays à venir, il faudra bien observer les manœuvres pour vérifier si tout cela concorde. Mais si "les marchés" pouvaient dire clairement qui ils veulent en France en 2012, on gagnerait du temps et de l'argent.



    Quand au « QUI » je ne m’y risquerais pas, mais "ils" doivent être plusieurs ; et pire encore, avec des intérêts pas toujours convergeant in fine.

    addendum 18h20
    peut-être un début de piste sur Polémia :
    "Draghi, Papadimos, Monti : le putsch de Goldman Sachs sur l'Europe "
    [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]


    Dernière édition par Alex Terieur le Sam 12 Nov 2011, 18:19, édité 1 fois


    _________________
    [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
    avatar
    Alex Terieur
    Jeroboam
    Jeroboam

    Nombre de messages : 5986
    Age : 70
    Localisation : off shore
    Loisirs : chevaux - attelage
    Date d'inscription : 11/10/2010

    Re: La Dette de la France

    Message par Alex Terieur le Sam 12 Nov 2011, 16:48

    Désolé d'être un peut long dans mon précédent message.

    Aussi, je préfère proposer une seconde partie, basée sur une étude du NYTimes (22/10/2011)


    Il ressort que c'est l'interdépendance des pays du sud de l'europe qui est critique : l'italie, l'espagne, la grece , le portugal :toutes les flèches de dépendances remontent encore à.... la France , qui est donc assise sur une ...montagne d'explosifs financiers".

    L'allemagne, à su se montrer efficace pour se libérer des pays du sud car ses principales dépendances semble plus liées aux USA, la Grande_bretagne et au Japon, plutôt qu'aux PIIGS ....

    Ce qui est peut-être un peu plus enviable (???)

    D'après les données de cette étude si les PIIGS tombent, la France explosera ....

    Pour l'Allemagne plusieurs scénarii sont possibles. Ou elle sort de l'euro, ou elle risque d'être le dernier domino à tomber.

    On verra bien.

    C'est ici :

    [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

    ps : notez que dans ce schéma, la Chine est qualifiée de "grande inconnue".


    _________________
    [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
    avatar
    moria
    Admin
    Admin

    Nombre de messages : 21179
    Age : 116
    Localisation : Duché de Bourgogne
    Date d'inscription : 24/01/2007

    Re: La Dette de la France

    Message par moria le Sam 12 Nov 2011, 19:55

    Alex Terieur a écrit:Moria, je ne sais pas si tout est comparable aussi facilement.
    certainement pas, Alex mais il faut bien réduire le sujet à ce que nous pouvons comprendre, éventuellement.
    J'ai gardé ce gros morceau pour la fin de mon passage ici.


    A - Essai de réponses aux première questions.

    1°) Au Japon la dette pèse 200% de son PIB, certes, mais le pays n’est pas du tout soumis aux contraintes extérieures du Système comme l’Europe parce que :

    a) sa dette est possédée à plus de 95% par des investisseurs nippons, ce soutien domestique le met donc à l’abri des prédateurs-spéculateurs,
    b) le Japon dispose des deuxièmes réserves de change mondiales. Ca aide bien.

    Oui, je me souviens.
    J'avais d'ailleurs posté qq chose à ce sujet.
    Mais où ? j'essaierais de retrouver.

    Il est clair que (et qui l'a dit ?) l'économie se forge aussi en fonction de la culture et des mentalités d'un pays.
    Ces Japonais sont intelligents ou alors, s'ils ne le font pas exprès, ils ont bien de la chance !



    2°) Aux Etats-Unis, le rempart est le dollar, qui demeure - pour l’instant - la principale monnaie de réserve utilisée dans le monde. En 9/2007, il représentait encore 64 % des réserves mondiales.
    L’euro (seconde monnaie de réserve) ne présentant pas toute la fiabilité souhaitée, c’est le moins que l’on puisse dire, le dollar a donc encore de beaux jours devant lui. Les investisseurs préférant pour le moment se couvrir en dollars.

    Oui la puissante armée est une bonne caution !
    La valeur du $ par contre ....mais bon, c'est lui qui mène le monde malgré le déficit, la dette de ce pays !
    La valeur virtuelle des monnaies est à reconsidérer.

    Quand ?




    A l’inverse, nombre de pays européens n’ont rien de tout cela et vont donc payer le prix fort pour se débarrasser de leurs dettes. Et contrairement aux pays précités, la perte du rating suprême va se transformer en taux très alléchants pour le Système. … et en poids fiscal douloureux pour le contribuable.

    Les dindons de la farce.
    Les plus "gentils" du monde.



    B- Essai de réponse à la question ultime

    « Il reste la question : comment se fait-ce ?
    QUI décide donc QUOI ? »


    Hélas, aucun de nous - minuscules vermisseaux égarés dans ce marécage mondial – n’ a de réponse définitive à cette lancinante question.

    Il n’en demeure que l’on peut observer plusieurs faits difficilement contestables :

    Pourquoi presque TOUS les pays Européens se sont mis conjointement à se sur-endetter avec la même ardeur sachant qu’il est impossible de mettre tout sur le dos de politiques qui seraient irresponsables et complètement idiots ? Tous les politiques, et quel que soit le pays sinistré- savaient pertinemment comment ces dérives allaient se terminer.

    Une de réponses peut se trouver dans le fait que tant que l’argent (emprunté) coulait à flot, les populations de ces pays ne pouvaient que trouver superbe l’idée de l’Europe. Pensez donc on travaille pour 10 euros et on en dépense 15. Une vie en Dysneywold qui a permis d’endormir tout le monde pour accepter l’Europe, sauf les plus avisés, mais tellement peu numériquement et pire, non audibles lorsqu’ils criaient au casse-cou.

    La pratique est la même que celle du dealer de quartier qui commence par procurer un peu de came gratuite pour appâter les nouveaux clients. Une fois pris au piège, bien difficile de se sortir de cet asservissement.

    L'overdose !



    Une autre réponse qui sera ou non validée par l’histoire à venir : n’est-ce pas non plus un moyen prémédité de longue date pour modifier les structures, se soustraire aux choix des électeurs qui n’avalisent pas toujours les choix qu’on leur impose, et modifier les mentalités des pays concernés en mettant à profit ces mini chaos préfabriqués ?

    Très très bonne question !!!
    Une dictature qui ne dit pas son nom.


    Une chose est sûre à cet instant :

    En Grêce, Lucas Papadémos prends les rênes du pays

    Ce monsieur a été :
    Conseiller économique de la Federal Reserve Bank de Boston
    Vice-président de la Banque centrale européenne (BCE) en 2002.

    Il arrive et les bourses saluent chaleureusement (cette victoire ?)
    Par qui a-t-il été élu ?

    En Italie, Mario Monti est la vedette pour déboulonner Berlusconi.
    Il est également considéré depuis des semaines par les marchés comme le meilleur candidat.

    Ce monsieur a dans son CV :

    - Nommé commissaire européen à partir de 1995, responsable pour les secteurs « marché intérieur, services financiers et intégration financière, droits de douanes et taxes »
    - Depuis 2005, International Advisor pour Goldman Sachs, grande banque d'affaires américaine
    - Membre du comité de direction du groupe Bilderberg.

    Peu importe, les Bourses saluent déjà son arrivée (encore une victoire ?)

    Mais par qui a-t-il été élu ?

    Au Portugal, il y a eu – c’est vrai - des élections « démocratiques »

    Mais les principaux partis en lice avaient déjà signé bien avant ces élections le pacte de redressement mis en place par la troïka, et s'engageaient tous formellement à appliquer le plan s'ils étaient élus.

    Quel choix restait-il alors aux électeurs qui en avaient été prévenus sinon de déterminer dans le panier de crabes le simple porte parole qui leur annonce jour après jour les mauvaises nouvelles. Et rien d’autre, le deal étant solidement bouclé d’avance.

    Pour les pays à venir, il faudra bien observer les manœuvres pour vérifier si tout cela concorde. Mais si "les marchés" pouvaient dire clairement qui ils veulent en France en 2012, on gagnerait du temps et de l'argent.



    Quand au « QUI » je ne m’y risquerais pas, mais "ils" doivent être plusieurs ; et pire encore, avec des intérêts pas toujours convergeant in fine.

    addendum 18h20
    peut-être un début de piste sur Polémia :
    "Draghi, Papadimos, Monti : le putsch de Goldman Sachs sur l'Europe "
    [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]


    Je n'ai pas encore lu POLEMIA mais votre analyse me laisse sur le C.. !!
    Mes rêves s'écroulent même si la réalité m'est coutumière.

    Merci Alex..... très très intéressant votre analyse.
    Je ne voyais pas les choses de la sorte et çà me colle une gifle bien froide sur le nez !:-)
    avatar
    Alex Terieur
    Jeroboam
    Jeroboam

    Nombre de messages : 5986
    Age : 70
    Localisation : off shore
    Loisirs : chevaux - attelage
    Date d'inscription : 11/10/2010

    Re: La Dette de la France

    Message par Alex Terieur le Mar 15 Nov 2011, 15:36

    @ moria,

    Je reviens sur votre message n° 120, et ma réponse (n°122).

    Je me dois, même si je ne partage pas ce point de vue, de verser au dossier une analyse de P. Krugman parue dans Atlantico (14/11) qui semble abonder en votre sens.

    Comment l'Euro a transformé l'Espagne et l'Italie en pays du tiers-monde

    "Alors que les pays européens en difficulté de la zone euro présentent des niveaux d'endettement ou de déficits similaires à ceux du Japon ou de la Grande-Bretagne, pourquoi sont-ils attaqués par les marchés ? Paul Krugman l'un des éditorialistes vedette du New York Times se posait la question en juin dernier. Depuis, il a trouvé la réponse."


    D'après lui, c'est parce que les pays européens ne peuvent pas imprimer leur propre monnaie et ne maitrisent plus rien en ce domaine.

    En dehors de ça, notons que Paul Krugman prédit la fin prochaine de l'euro ce qui réconcilie alors beaucoup de points de vue, dont les nôtres.

    [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]


    _________________
    [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
    avatar
    silence
    Jeroboam
    Jeroboam

    Nombre de messages : 22007
    Age : 103
    Localisation : Bretagne
    Date d'inscription : 12/02/2007

    Re: La Dette de la France

    Message par silence le Mar 15 Nov 2011, 17:27

    [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
    avatar
    Toby
    Jeroboam
    Jeroboam

    Nombre de messages : 6774
    Date d'inscription : 12/02/2007

    Re: La Dette de la France

    Message par Toby le Mer 16 Nov 2011, 15:32

    [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

    La dette publique n'est pas une affaire d'Etat

    Article rédigé par IREF le 10 Nov 2011

    On a fait de la dette publique une affaire d’Etat : on parle de dette « souveraine ». Mais c’est avant tout une affaire qui concerne tous les particuliers, car il n’y a pas de miracle : ce sont eux qui payent déjà, et continueront de payer. C’est ce que révèle une étude de deux chercheurs de l’IREF, le Pr.Pierre Garello et Vesselina Spassova, menée et rédigée à la demande de Contribuables Associés. Analyse reprise de la Nouvelle Lettre.




    Parce qu’on organise des sommets entre chefs d’Etat à son sujet, parce qu’on met en accusation Papandreou ou Berlusconi, on finit par avoir le sentiment que la dette publique est un jeu qui se déroule dans la cour des grands, tandis que les petits contribuables attendent avec quelque anxiété (légitime) que les oracles politiques se soient prononcés.
    Le rapport rédigé pour Contribuables Associés par Pierre Garello et Vesselina Spassova, permet de voir la vérité en face : si la dette est « souveraine », le paiement de la dette est fait par les sujets, ceux qui sont assujettis à l’impôt.
    1° C’est la dette qui fait que le budget de l’Etat atteint sa taille actuelle, or le budget impose aussi l’effort fiscal que devront faire les contribuables. Actuellement, avec 49 milliards d'euros, le service de la dette (c'est-à-dire le seul remboursement des intérêts) est la première dépense budgétaire.
    2° Les ménages français sont endettés parce qu’ils ont contracté des emprunts pour se loger ou s’équiper. Cette dette privée et volontaire représente en moyenne environ 17.000 euros, soit les trois quarts de ce que le ménage gagne en un an. Mais les ménages ont aussi à rembourser une dette publique et involontaire de 25.000 euros !
    3° La dette ralentit la croissance, elle représente une perte de pouvoir d’achat pour tous les Français, en particulier pour les plus démunis. Les pays les moins endettés ont plus de croissance et moins de chômage.
    4° Les contribuables ne récupèrent pas leur argent sous forme de meilleurs équipements collectifs, parce que la dette n’est pas utilisée pour financer des investissements (seulement 4%), mais pour faire face aux dépenses courantes d’un Etat boulimique.
    5° Pour ne pas être en reste, les collectivités locales s’endettent, et ce mouvement s’est accéléré depuis quelques années (10% de la dette).
    6° La dette de la Sécurité Sociale ne cesse elle aussi de s’aggraver, les régimes de retraites et d’assurance maladie étant en déficit permanent (12 % de la dette).

    La conclusion est claire : le contribuable ne peut plus supporter la dette publique. Que faire dans ces conditions ? Rompre avec l’Etat Providence et l’illusoire « modèle social français » qui encourage l’oisiveté et la tricherie, privatiser, accélérer la croissance en diminuant les impôts et leur progressivité. La solution est du côté de la production, encore faut-il la libérer de ses entraves fiscales, réglementaires et sociales.
    avatar
    Alex Terieur
    Jeroboam
    Jeroboam

    Nombre de messages : 5986
    Age : 70
    Localisation : off shore
    Loisirs : chevaux - attelage
    Date d'inscription : 11/10/2010

    Re: La Dette de la France

    Message par Alex Terieur le Mer 16 Nov 2011, 16:40


    Une vérité évidente qu'il est bon de rappeler. Ce que fait de façon limpide cet éditorial.

    Par contre je ne suis pas convaincu que la conclusion amenant des solutions pour en sortir soit suffisante.


    _________________
    [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
    avatar
    moria
    Admin
    Admin

    Nombre de messages : 21179
    Age : 116
    Localisation : Duché de Bourgogne
    Date d'inscription : 24/01/2007

    Re: La Dette de la France

    Message par moria le Jeu 17 Nov 2011, 10:01

    Toby a écrit:[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
    .../...

    La conclusion est claire : le contribuable ne peut plus supporter la dette publique. Que faire dans ces conditions ? Rompre avec l’Etat Providence et l’illusoire « modèle social français » qui encourage l’oisiveté et la tricherie, privatiser, accélérer la croissance en diminuant les impôts et leur progressivité. La solution est du côté de la production, encore faut-il la libérer de ses entraves fiscales, réglementaires et sociales.

    La production fout le camp.
    Quelles sont les mesures prises pour stopper les délocalisations ?


    Souvenez-vous :
    des commerçants, artisans, voulaient créer leur propre caisse et ne payaient plus leurs cotisations à l'URSSAF.

    ils ont déjà essayé.

    ils ont perdu et ont été condamnés.

    avatar
    Hibiscusez-moi
    Jeroboam
    Jeroboam

    Nombre de messages : 10599
    Age : 118
    Date d'inscription : 17/02/2007

    Re: La Dette de la France

    Message par Hibiscusez-moi le Mer 30 Nov 2011, 09:02

    N'y aurait-il pas comme une odeur de pâté dans l'air?

    [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

    Allez, pour tenter d'améliorer notre triste sort et pour une franche dévaluation, sortons de l'euro. Sans oublier de nettoyer, très sérieusement, les écuries.
    avatar
    moria
    Admin
    Admin

    Nombre de messages : 21179
    Age : 116
    Localisation : Duché de Bourgogne
    Date d'inscription : 24/01/2007

    Re: La Dette de la France

    Message par moria le Mer 30 Nov 2011, 09:07

    Les étudiants non plus.


    Bonne journée, Hibis.
    Souriez :-)
    Nous ne mourrons pas encore aujourd'hui.


    FLANDRE
    Jeroboam
    Jeroboam

    Nombre de messages : 2145
    Age : 71
    Localisation : BASSE-NORMANDIE
    Loisirs : HERALDIQUE
    Date d'inscription : 15/12/2009

    Re: La Dette de la France

    Message par FLANDRE le Mer 30 Nov 2011, 09:29

    C'est très mal présenté mais ça apporte plein d'informations


    Il est important de tout lire, vous ne le saviez pas mais c'est du sérieux...
    Un moment de lecture sur une analyse sérieuse de la Rédactrice en chef de publications "Agora" en économie ...
    Amicalement.
    M.H.

    --------------------------------------------------------
    France 2012 : LA FAILLITE

    Cher Concitoyen,

    Selon moi, l'année 2012 marquera un tournant dans l'Histoire de France.

    Notre pays, déjà en déclin, devrait voir sa chute s'accélérer et son rang dans le monde se dégrader. Nous pourrions même basculer dans un chaos social et économique tel que nous n'en avons pas connu depuis 1968... voire depuis la Révolution de 1789.

    Ne vous y trompez pas : la faillite de la France est proche. Et elle est bien réelle.
    Si mes prévisions se réalisent, elle commencera avec les élections présidentielles de mai 2012. Mais le processus pourrait même s'enclencher avant, comme nous le verrons dans quelques lignes.

    Si je vous écris aujourd'hui, c'est pour tirer la sonnette d'alarme.
    En tant que citoyen français, vous avez le droit de savoir ce qui se passe... mais aussi de connaître les mesures qui pourraient vous aider à vous protéger.

    Parce qu'il ne faut jamais perdre de vue une chose très importante : dans des périodes aussi troublées que celles que nous vivons en ce moment, des fortunes se défont... et se font.

    Ce que vous allez découvrir dans ce message ne sont pas de simples prophéties d'oiseaux de malheur, qui n'ont aucune chance de se réaliser.

    Si vous pensez que nos dirigeants ont le pouvoir de tout régler d'un coup de baguette magique, vous pouvez arrêter votre lecture ici... et tant pis pour vous.

    Les chiffres que je vais vous révéler sont réels. Ce sont des données publiques, accessibles à tous. Il suffit de voir au-delà de la langue de bois et du politiquement correct pour s'apercevoir que ces informations pointent tous vers une réalité implacable.

    Oh, certains de ceux qui liront ce message balaieront mes arguments d'un revers de main.
    Ils me traiteront de "Cassandre" et se moqueront de ce qu'ils considèrent comme des élucubrations.

    J'ai l'habitude.

    Mais j'ai aussi l'habitude de voir nos prédictions se réaliser... alors même qu'elles étaient considérées comme "impossibles" par une large partie des autorités et de la presse grand public.

    Il faut dire que nous avons un long historique de prévisions auxquelles bien peu de gens croyaient... et qui font aujourd'hui la Une des journaux.
    Des années passées à servir la cause des investisseurs particuliers et épargnants individuels

    Je m'appelle Simone Wapler.

    Ingénieur de formation, j'ai quitté depuis 13 ans les laboratoires pour les marchés boursiers. En 2001, je suis entrée dans un groupe de presse et d'édition spécialisé dans les recherches et les conseils financiers.
    J'en ai pris la direction éditoriale depuis peu.

    Ce qui fait notre différence est que nous sommes totalement indépendants.
    Attention, nous ne sommes pas pour autant isolés. Notre force est d'appartenir à une sorte de "think tank" financier, un réseau de spécialistes unique au monde : Agora Inc.


    Nous ne servons ni la cause des multinationales cotées en bourse, ni celle des grandes banques mais, à travers plus de 120 pays, celle de milliers et milliers de particuliers.


    C'est simple, nous avons été parmi les premiers à nous intéresser à l'or et à prédire sa hausse continue. Nous avons annoncé avant qu'ils ne fassent la une des journaux grand public l'explosion de la bulle internet en 2000... les dérèglements financiers mondiaux de l'après-11 septembre 2001... la bulle des junk bonds de 2001...la bulle immobilière américaine en 2007... Et j'en passe, la liste serait trop longue.


    Surtout, nos lecteurs ont pu chaque fois se protéger à temps -- comme en 2008, avant la crise des crédits subprime et l'effondrement boursier qui s'en est suivi.


    Comment ?
    Tout simplement en investissant dans un secteur clef : l'or -- qui, pour rappel, est passé de moins de 300 euros au début de l'année 2000 aux récents 1 200 euros -- soit une multiplication par quatre...

    Plus récemment encore, nous avons mis en garde nos lecteurs contre les obligations grecques, espagnoles ou portugaises ainsi que de nombreux placements autrefois sûrs, désormais à fort risque. Pour cela, nous n'avons pas attendu la dégradation des notes souveraines de ces Etats ou encore celle, en septembre dernier, d'un gros assureur comme Groupama.
    D'ailleurs, cela ne m'étonnerait pas que vous possédiez, comme 46 millions de Français, un de ces placements à risque -- et que vous soyez particulièrement exposé aujourd'hui.


    A vrai dire, je ne connais pas d'autre société de presse ayant eu le courage d'avertir ses lecteurs, aussi en avance et avec tant de précision, des conséquences inéluctables et dangereuses, sur leur propre porte-monnaie, de la crise financière de 2008 ou de l'actuelle crise des dettes souveraines.


    Il ne s'agit en aucun cas de nous reposer sur nos lauriers : le pire est à venir.
    Je suis convaincue que la crise que nous traversons aujourd'hui affectera profondément notre niveau de vie en France et notre rang dans le monde.

    Quatre critères objectifs pour une faillite annoncée
    Savez-vous à quand remonte le dernier budget à l'équilibre de notre pays ?

    1973.
    La France est dans le rouge depuis plus d'une génération !
    De 1974 (élection de Valéry Giscard d'Estaing) à aujourd'hui, la dette française est passée de 21,2% du PIB à 86,2% du PIB.

    Tenez, un graphique vaut mieux qu'un long discours :


    Source : INSEE
    Ce sont désormais 1 692,7 milliards d'euros de dette que nous nous traînons... soit plus de 26 000 euros à rembourser pour chaque homme, femme et enfant habitant notre pays.

    Et c'est terrible à dire, mais ce n'est pas le plus grave.

    Non : ce qui est en train de couler notre pays aussi sûrement qu'un boulet entraîne un corps sous les eaux, ce sont les intérêts sur cette dette.

    Critère de faillite n°1 :
    Savez-vous à quoi servent vraiment vos impôts ?
    C'est logique : chaque fois que notre déficit s'aggrave, l'Etat doit emprunter de l'argent. Et qui dit emprunt, dit intérêts. Plus la somme empruntée est conséquente, plus les emprunts sont élevés.
    Or actuellement, l'emprunt est colossal... et les intérêts sont gigantesques.
    Quelques chiffres pour vous donner la mesure du problème :
    En 2010, les intérêts se montaient à plus de 42,5 milliards d'euros.

    En 1980, il fallait un tiers des impôts sur le revenu pour s'acquitter de ces intérêts.

    En 2004, c'était l'intégralité de nos impôts qui passait dans ces remboursements !

    Désormais, vos impôts ne servent plus à assurer un service public digne de ce nom.
    Education, recherche, défense, infrastructures, logements... tous les services de l'Etat sont financés à crédit -- tandis que le produit de votre travail est taxé de plus en plus lourdement pour rembourser une dette qui s'alourdit d'année en année.


    Nous sommes entrés dans un cercle vicieux... et nous ne pourrons pas en sortir sans d'immenses sacrifices. Voyez-vous, un gouvernement ne peut pas s'approprier toute la richesse de la France. Il faut bien qu'il vous reste de quoi vous nourrir, vous vêtir, vous loger.


    Pour payer ses dettes et rembourser, l'Etat ne peut donc prendre que sur ses recettes : ce qu'il prélève comme impôt sur les entreprises et ses citoyens.

    En 2010, les recettes fiscales s'élevaient à
    271,8 milliards d'euros.

    Rappelez-vous à combien se monte notre dette :
    1 692,7 milliards d'euros.
    Il faudrait donc à l'Etat plus de cinq années de recette pour rembourser la dette nationale, ceci en arrêtant tout service public : plus de justice, de police, d'école, d'armée, de musées, d'hôpitaux, de médecins... ni même de fonctionnaires pour faire rentrer les impôts !

    Et ce n'est pas tout...

    Critère de faillite n°2 :
    Où diable notre gouvernement va-t-il trouver
    33% de recettes fiscales supplémentaires ?
    Comme tout contribuable, vous avez dû recevoir avec votre déclaration de revenus la note annuelle "Budget 2011 - A quoi servent nos impôts ?" (Bonne question...)

    Cette note détaille avec précision la répartition des dépenses publiques -- je la reprends ci-dessous ligne par ligne :

    Dépenses en milliards d'euros : 363,4

    Enseignement et recherche : 87,0

    Collectivités territoriales : 58,0

    Charge de la dette : 45,4

    Défense : 37,4

    Union européenne : 18,2

    Sécurité : 16,8

    Solidarité, insertion et égalités de chances : 12,4

    Gestion des finances publiques et des ressources humaines : 11,7

    Travail et emploi : 11,6

    Ecologie et développement durable : 9,5

    Ville et logement : 7,6

    Justice : 7,1

    Autres missions : 40,7


    Et voici maintenant, toujours selon la même source, les recettes de l'Etat français :
    Recettes en milliards d'euros : 271,8

    TVA : 130,9

    Impôt sur le revenu : 52,2

    Impôt sur les sociétés : 44,8

    Taxe d'Importation des Produits Pétroliers (TIPP) : 14,1

    Autres recettes fiscales : 12,9

    Autres recettes : 16,9


    C'est parfaitement clair : le remboursement de la dette est devenu le troisième poste de dépenses de l'Etat. Il absorbe 16,5% des recettes et 80% de l'impôt sur le revenu.

    Vous avez noté que j'ai également surligné le poste "Union européenne".
    Tout simplement parce qu'il devrait exploser cette année compte tenu de la faillite de la Grèce et du renforcement du tristement célèbre FESF... pour lequel la France va contribuer à hauteur de 159 milliards d'euros (alors qu'elle n'a pas un sou en poche !)

    Le calcul est simple : notre déficit fiscal se monte à :
    (363,4 – 271,Cool/271,8 milliards d'euros...
    ... soit 33,7% des recettes fiscales.

    Il faut trouver un tiers de recettes fiscales supplémentaires.

    Et n'oubliez pas le plus important ! Même si nous trouvions ces milliards supplémentaires, nous n'aurons même pas commencé à rembourser le principal. Nous aurons simplement arrêté l'hémorragie.
    Où trouver un tiers de recettes fiscales en plus ?

    Critère de faillite n°3 :
    Pour tondre un mouton, encore faut-il qu'il lui reste de la laine sur le dos...

    La pression fiscale en France est déjà l'une des plus élevée d'Europe. Les dépenses publiques de notre pays représentent 54% du PIB. Ces dépenses publiques sont financées par les impôts. La pression fiscale est donc de 54%.

    Selon l'étude de l'Institut Economique Molinari et d'Ernst & Young :

    Le taux d'imposition réel du salarié moyen augmente dans l'Union européenne de 0,24% en 2011. Il est passé de 43,99% en 2010 à 44,23%, en grande partie en raison de l'augmentation de la TVA dans 13 états membres depuis 2009.

    Dans six pays, plus de la moitié des revenus liés au travail sont prélevés au titre des impôts et taxes retenus dans le périmètre de notre étude (Belgique, Hongrie, France, Autriche, Allemagne, Suède).

    Le graphique ci-dessous est très clair à cet égard :

    Pour classer la pression fiscale qui s'exerce sur les salariés, l'Institut Molinari a également procédé au calcul du "jour de libération fiscale" -- c'est-à-dire le jour de l'année civile où vous commencez à travailler pour votre compte.

    Le constat est sans appel : un Français ne travaille que pour l'Etat jusqu'au 26 juillet de l'année civile !

    Plus de la moitié de votre année se passe à travailler pour le gouvernement... sans que votre labeur ne vous rapporte quoi que ce soit.
    Et ne vous faites pas d'illusions : ce n'est pas parce que vous faites déjà partie des citoyens les plus taxés du monde que l'Etat ne va pas augmenter sa pression : il y va de sa survie, après tout...

    Les deux plans d'austérité annoncés depuis le début de l'année en sont la preuve. Soyez prêt à travailler encore plus... pour payer plus.

    Préparez-vous à l'écrasement de la classe moyenne
    Eh bien, clament pas mal de personnes bien intentionnées, il n'y a qu'à taxer les plus riches ! Avec toutes ces niches fiscales, c'est bien le diable si on ne débusque pas assez de milliards pour résoudre nos problèmes !
    Détrompez-vous.
    Déjà, la notion de "riches" est franchement fluctuante.

    Selon l'INSEE en 2009, si vous aviez plus de 2 987 euros par mois de revenus net, vous faisiez partie des riches.
    Selon François Hollande, lors de la campagne présidentielle de 2007 était riche celui qui disposait de plus de 4 000 euros / mois de revenus.
    Pour le moment, vous êtes considéré comme riche à partir de 250 000 euros par an de revenus imposables. C'est en tout cas le seuil qu'a arrêté le gouvernement en 2011.

    Mais surtout, le calcul est implacable... Selon la chaîne télévisée TF1, voici ce que donne l'idée d'une taxe de 3% sur les revenus des présumés riches :
    Revenus annuels en euros
    Nombre de foyers touchés
    Recette fiscale annuelle en millions d'euros
    500 000 euros
    30 000
    2000

    150 000 euros
    300 000
    1 500

    Taxer les riches procurerait donc entre 200 millions et 1,5 milliards d'euros de recettes...

    C'est dérisoire : n'oubliez pas que nous parlons d'une dette de 1 692,7 milliards dont les seuls intérêts nous coûtent plus de 45 milliards !

    Supposons maintenant que l'Etat confisque 90% des revenus des présumés riches gagnant plus de 150 000 euros. Ils verraient leurs revenus disponibles ramenés à 15 000 euros annuels, soit 1 250 euros par mois, donc sous le SMIC (1 350 euros par mois).

    Malgré cette confiscation, l'Etat n'encaisserait que 45 milliards d'euros, pas tout à fait de quoi faire face aux intérêts de sa dette... qui grossirait encore.

    Il faudra trouver d'autres riches... Et le moyen le plus simple consistera à abaisser toujours plus le seuil de richesse.
    De cette manière, la France pourrait ne compter bientôt que des riches, donc taxables. Les pauvres, eux, auront disparu des statistiques, de la même façon qu'on raye les chômeurs découragés des statistiques de l'emploi.

    En pratique, ce serait tout simplement l'écrasement de la classe moyenne : elle deviendrait la victime systématique des politiques d'austérité, provoquant son appauvrissement... Tandis que les plus modestes, ployant eux aussi sous le fardeau fiscal, seraient bien en peine de grimper dans l'échelle sociale. Il est d'ailleurs dramatique de constater que la jeune génération actuelle est la première depuis le 20ème siècle à savoir que son niveau de vie ne sera pas supérieur à celui de ses aînés.

    Un pays sans classe moyenne est un pays pauvre. Un pays dont la classe moyenne diminue est un pays qui s'appauvrit !

    Et la croissance, alors ?
    Honnêtement, j'ai hésité à ajouter ce chapitre. Parce qu'il me semblait presque indécent de parler de "croissance" dans le contexte actuel.
    Il est vrai que, classiquement, la seule autre façon de rembourser les dettes serait que l'Etat augmente ses recettes fiscales grâce à la croissance.

    Mais quelle croissance ? Elle était de -0,1% au deuxième trimestre 2011, et se traîne péniblement à +0,4 au troisième trimestre. Elle devrait être de... 0,0% (tout rond) au quatrième trimestre.
    Et on l'attend à -- royalement -- 0,5% en 2012. C'est avec ça (et 4,2 millions de chômeurs) qu'on va regonfler notre budget national ?

    Soyons sérieux.
    Année après année, les budgets de la France ont été élaborés comme si le baby boom et les gains de productivité de l'automatisation puis de l'informatisation étaient éternellement garantis. Ce n'est pas le cas. La population vieillit ; les gains de productivité sont désormais marginaux.

    Jamais un pays n'est devenu riche en levant des impôts. Mais comme l'absence de croissance ne permet pas d'augmenter les recettes, c'est la seule voie possible. Hélas, partant d'une pression fiscale record, elle deviendra vite insoutenable.


    Critère de faillite n°4 :
    Le secteur public pèse trop dans la balance
    A cette situation, l'Etat rajoute un handicap bien français : des pans entiers de l'économie qui restent sous contrôle étatique.

    Ceci est également mauvais pour la croissance, selon une démonstration de Charles Gave, l'auteur d'un des premiers livres sur la prochaine faillite de la France, économiste et fondateur en Asie de la société en conseil de gestion de portefeuille GaveKal.

    Charles Gave s'appuie sur la comparaison entre la part de la valeur ajoutée provenant du secteur privé par rapport à la valeur ajoutée provenant du secteur public. Ce ratio était supérieur à 0,67 en 1978. Dit autrement, 67% de la valeur ajoutée de notre PNB venait des entreprises privées.

    Dans le même temps, notre croissance structurelle, atteignait presque 4% (il s'agit ici du PNB réel, corrigé de l'inflation).

    Aujourd'hui, 33 ans plus tard, ce chiffre a considérablement baissé : seulement 58% de la valeur ajoutée de notre PNB vient du secteur privé. Dans le même temps, notre croissance structurelle dépasse à peine 1%.


    L'arithmétique est implacable : pour se tirer d'affaire, la croissance doit dépasser le déficit ! Dès que la croissance est inférieure au déficit, l'insolvabilité augmente.

    Là, je vais devoir vous infliger un peu de mathématiques. Mais le raisonnement est simple... et il est très important.

    Imaginez :

    - Un ratio dette/PIB aux environ de 80% (la réalité est pire).
    - Un déficit de 3% (ce qui est devenu inaccessible -- pour l'instant, on espère déjà réduire le chiffre actuel, qui est de 11%).
    - Une croissance du PIB de 3% -- ce qui est devenu un Graal, puisqu'on sait que la croissance de la Zone euro sera inférieure à 1,5%.

    Nous partons donc d'un PIB de 100 qui devient 103. La dette (qui valait 80) passe à 83 puisque le déficit vaut 3.
    Votre ratio dette sur PIB devient 83 ÷ 103 = 80,58. Ou encore 80,58% comme vous l'avez appris sur les bancs de l'école primaire.

    Ces chiffres vous prouvent qu'il faudrait une croissance de l'ordre de 4% (supérieure au déficit de 3%) pour nous tirer d'affaire ! Nous n'avons pas connu une telle croissance depuis 30 ans !!

    Et nos problèmes pourraient bien être multipliés dans les mois (voire les semaines) qui viennent...
    Taux d'intérêt : catastrophe en vue...
    Jusqu'à présent, nous avons "de la chance" : les créditeurs de l'Etat français ne réclament qu'un taux

    Mais ne vous leurrez pas : ça ne va pas durer. Et les conséquences pourraient être catastrophiques.

    Si notre taux moyen d'emprunt n'augmentait ne serait-ce que de 0,5% -- c'est-à-dire à 4% --, plus de la totalité des recettes de l'impôt sur le revenu passerait dans la charge de la dette.
    > > > > Chaque 1% d'intérêt supplémentaire nous coûterait 15 milliards d'euros -- le tiers de la recette de l'impôt sur le revenu.

    Faut-il vous rappeler que la situation de la France est extrêmement précaire en ce qui concerne les taux d'intérêt ?
    Le 18 octobre 2011, l'agence Moody's a indiqué qu'elle avait la France à l'oeil... et qu'elle pourrait la placer sous "surveillance négative" d'ici début 2012. En règle générale, sauf redressement spectaculaire, la surveillance négative précède de quelques mois la dégradation de la note.
    Regardez le graphique ci-dessous. Il s'agit d'une simple comparaison : le prix qu'il en coûte d'assurer un bon du Trésor français à cinq ans contre un risque de défaut de paiement... par rapport à d'autres pays.

    Visiblement, le marché pense que la France présente un risque presque équivalent à celui du... Kazakhstan ! Et nous sommes moins bien classés que les Philippines ou le Pérou !

    croyez-moi, la perte de notre triple A n'est plus une vague idée -- c'est une hypothèse dont les journaux parlent de plus en plus. Un tel événement propulserait immédiatement les taux à plus de 6%, comme cela a été le cas pour la Grèce, l'Irlande, le Portugal et l'Italie.
    Cela nous coûterait donc 30 milliards d'euros !


    Il faut en être conscient : la France est un zombie financier, tout juste capable de faire face aux remboursements des intérêts de sa dette, mais incapable d'assumer le remboursement du principal.


    Nous sommes déjà financièrement MORTS.

    La situation a désormais dépassé le stade auquel elle était politiquement gérable. Nous ne pouvons plus redresser La trajectoire grâce à un effort prolongé collectivement supportable.

    Jusqu'au 18 octobre, date à laquelle Moody's a mis sous surveillance la France, les marchés avaient encore les yeux tournés vers l'Irlande, la Grèce, l'Espagne, le Portugal. Nous avions encore un petit temps d'avance.
    Ce n'est plus le cas.

    A présent, la situation va empirer, et surtout, va s'accélérer. Il est plus que temps de réagir et de mettre votre patrimoine à l'abri dans les plus brefs délais.
    C'est URGENT -- c'est même une question de mois.


    31 mars 2012 :
    Début du compte à rebours de la faillite ?
    Sortie de la Grèce de la Zone euro... aggravation de la situation en Italie... crise bancaire façon Dexia... Si un seul de ces phénomènes se produisait, cela suffirait à faire basculer la situation (et selon moi, ce n'est pas une question de "si", mais bien une question de "quand").

    Au fur et à mesure que la contamination se ferait, le processus de défauts en cascade irait en s'accélérant. Après la Grèce, l'Irlande, le Portugal, il y aurait de moins en moins de volontaires pour des plans de sauvetage douteux. Acheter du temps coûtera de plus en plus cher.
    Le 25 septembre 2011, le Sunday Telegraph rapportait des "bruits de couloir" du FMI concernant un plan en trois étapes :

    - Recapitalisation des banques allemandes et françaises en danger
    - Puis grossir le fonds de sauvetage européen FESF
    - Puis laisser la Grèce faire défaut

    A peine quelques semaines plus tard, la France et l'Allemagne se mettaient enfin d'accord sur la nécessité de recapitaliser les banques, et de passer la capacité du FESF de 400 à plus de 1200 milliards d'euros.
    Notez déjà une chose très importante : ce beau plan ne peut voir le jour que si la France conserve son triple A. Car les capacités d'emprunt du FESF ne tiennent qu'à la note de la France et celle de l'Allemagne. Or, en ce qui concerne la France, rien n'est moins sûr.

    Je suis convaincue que le début de la campagne présidentielle de 2012 -- qui commence officiellement début avril prochain, pourrait servir de détonateur à cette bombe, dont la mèche est de plus en plus courte.

    Eh oui ! Quel politicien aura assez de tripes pour regarder la situation en face ? Prédire la crise, annoncer des mesures d'austérité, inciter la population à se serrer la ceinture... comment se faire élire sur un tel programme ?

    Il apparaîtra au grand jour que tous les politiques ont en commun une chose : une impuissance à régler un problème qu'ils ont fait naître et grossir. Ils ne contrôlent plus la situation.

    La route vers le redressement financier sera une route vers l'enfer. La démagogie voudra que l'on sacrifie "les riches", c'est-à-dire la classe moyenne.

    Et si l'on en juge par la manière dont les choses se sont passées dans d'autres pays, vous pouvez probablement vous attendre à de nouvelles mesures d'austérité... voire un passage sous la tutelle du FMI et de l'Union européenne.

    Et tout cela pourrait naturellement s'accompagner de manifestations et de scènes d'émeutes comme on en a constaté à Athènes, en Italie ou à Londres.

    Comment saurez-vous que l'engrenage de la faillite est lancé ?

    Surveillez ces 4 symptômes avant-coureurs
    1 - La fin du Triple A
    J'ai déjà parlé des conséquences d'une dégradation de la note française : elles seraient catastrophiques. Or cette menace se précise. Il faut savoir que...
    ... un "changement de perspective" conduit une fois sur trois à une dégradation de la note dans les 12 à 24 mois qui suivent.
    ... une "mise sous surveillance négative" signifie que la note peut se retrouver dégradée dans un délai de trois mois.

    Nous sommes au bord du gouffre, et les choses pourraient aller très vite si notre note était abaissée.
    Surveillez les communiqués des agences de notation comme du lait sur le feu. Je vous y aiderai, si vous le permettez... mais je vous en dirai plus à ce sujet dans quelques lignes.

    2 - Attention aux augmentations de capital de nos banques...
    Le 22 septembre 2011, une note du FMI chiffrait les pertes potentielles des grandes banques européennes à 200 milliards – 300 milliards d'euros en incluant les banques locales des six pays en difficulté notoire : Grèce, Portugal, Irlande, Belgique, Italie, Espagne.
    (Au passage, rappelez-vous que cinq milliards d'euros -- et un trader nommé Jérôme Kerviel -- ont suffi à mettre en danger la finance européenne lors de la faillite de Lehman Brothers).

    Les banques seront obligées de se recapitaliser. Mais n'oubliez pas qu'elles seront en concurrence directe avec les Etats sur le marché obligataire, pour lever des fonds qui se font de plus en plus rares.

    Là encore, je ne peux que vous conseiller de garder un oeil sur ces augmentations de capital : au moindre signe de difficultés, renforcez immédiatement vos mesures de protection financière.

    3 - ... sans parler du placement de nos obligations d'Etat !

    Là encore, c'est un signal de faillite fort : le jour où le marché rechignera à nous prêter de l'argent en achetant nos obligations souveraines.
    Nos dettes souveraines sont détenues à 65% par des étrangers ; nous sommes donc dépendants de leur bon vouloir à continuer d'acheter nos titres -- et donc financer nos déficits.

    Or avez-vous remarqué que ces derniers temps, malgré leurs belles promesses, les fonds souverains chinois ou qatari ne sont pas si pressés d'acheter notre papier ?

    Si le FESF n'attire pas les foules empressées, cela laisse mal augurer des prochaines levées de fonds de l'Etat français qui est –- répétons-le -– garant du FESF.

    4 - Le seuil fatal des 6%
    Là encore, nous avons vu cela plus en détail il y a quelques lignes. Dès l'instant où le rendement de l'emprunt dépasse les 6%, la situation bascule.

    Le seuil a été fatal à la Grèce et au Portugal. Il a plongé l'Italie dans la tourmente. C'est à ce niveau que le point de non retour est officiellement atteint et que l'on appelle le FMI à la rescousse.

    Dans notre cas, il en coûterait 30 milliards d'euros supplémentaires.
    Nous en sommes à 3,71% à l'heure où j'écris ces lignes. Comme je vous le disais plus haut, les signes de basculement se multiplient. Nous sommes sur le fil du rasoir : restez attentif à tout frémissement à la hausse de cet indicateur extrêmement important.
    Il est vital de vous tenir informé, afin de pouvoir agir rapidement et efficacement en cas de faillite déclarée de notre pays.

    Parce que, comprenez-moi bien, les conséquences potentielles sont dramatiques pour vous, votre argent et votre mode de vie. Elles vont au-delà de l'inévitable effondrement du CAC 40, ou même de l'inflation galopante qui s'ensuivrait, laminant votre pouvoir d'achat.

    Etes-vous vraiment prêt ?
    La conséquence la plus immédiate et la plus visible serait bien sûr une augmentation radicale de la pression fiscale. Elle est déjà entamée : si vous êtes fumeur ou si vous buvez des boissons sucrées, vous en avez une petite idée... Sans parler des multiples autres mesures d'austérité qui nous ont été imposées depuis le début de l'année.

    Regardez aussi ce qui s'est passé au Royaume-Uni : le pays a augmenté sa TVA de 2,5 points au 4 janvier 2011 pour faire face à son déficit. Nos politiques en parlent déjà eux aussi : "pour arriver aux 40 milliards de recette supplémentaires nécessaires, j'ai la conviction qu'un augmentation de deux points de la TVA s'imposera", estimait le centriste François Bayrou dans Le Point du 11 août 2010.

    Augmentation de la TVA, réduction des niches fiscales, recul de l'âge de la retraite, redéfinition du niveau de "richesse" pour augmenter le niveau de taxation des classes moyennes... Je pense que nous pouvons nous attendre à tout cela dans les mois qui viennent.

    Nos dirigeants n'auront pas le choix : ce sera l'austérité... ou la Grèce.
    Je pense même qu'ils pourraient aller plus loin.

    Le jour où votre épargne sera réquisitionnée
    Ce n'est pas inédit. En 1914, par exemple, la Nation en avait appelé au civisme de ses concitoyens pour déposer leur or à la Banque de France afin de participer à l'effort de guerre.

    Plus récemment, Henri Regnault, professeur d'économie à l'université de Pau, a évoqué l'idée d'un gel des contrats d'assurance vie dans son Journal de Crise numéro 16 :
    "La dette souveraine n'est plus gérable en mode 'marché', elle va passer en mode 'administré'. Cela ne sera pas sans conséquence pour votre épargne", explique-t-il.


    Une telle mesure aurait deux avantages pour un gouvernement aux abois : nationaliser ce gisement d'épargne et éviter une faillite d'un assureur incapable d'assumer de trop nombreuses sorties. Avouez que c'est diablement tentant !

    "Ce ne sont pas tant nos liquidités qui seront rationnées... encore que... si ça tourne vraiment très mal on ne peut pas l'exclure. Mais, plus sûrement, c'est notre épargne longue (assurance-vie, fonds de pension, et bien des formes de placements collectifs aux noms variables suivant les pays) qui risque d'être corralisée, parquée dans des enclos à créances souveraines dont nous ne pourrons sortir qu'à petite dose... une fois tondus [...]", écrit Henri Regnault.

    Bien sûr, on n'appellerait pas ça une réquisition ou une confiscation. On ferait seulement un "appel au civisme", au "devoir citoyen"... qui consiste à payer pour les années de mauvaise gestion de nos gouvernants.

    Vous trouvez que j'exagère, que tout ceci n'est qu'élucubrations anxiogènes ?


    Regardez ce qui se passe en Grèce, ou à nos frontières, en Italie et en Espagne.

    Voyez la détresse sociale engendrée par des politiques d'austérité drastiques mises en place en catastrophe.

    Pensez au taux de chômage à deux chiffres chez les jeunes, au mécontentement qui bouillonne et monte parmi les populations.

    N'oubliez pas les bouleversements politiques qui ont également eu lieu (souvent au mépris des règles les plus élémentaires de la démocratie).


    Et surtout... gardez en tête les manifestations qui se multiplient partout dans le monde... les grèves qui paralysent la Grèce... les scènes d'émeute et de pillages à Londres.



    La France n'en est pas si loin qu'on veut bien nous le faire croire.


    avatar
    moria
    Admin
    Admin

    Nombre de messages : 21179
    Age : 116
    Localisation : Duché de Bourgogne
    Date d'inscription : 24/01/2007

    Re: La Dette de la France

    Message par moria le Mer 30 Nov 2011, 11:05

    Croyez-vous que cela vaille la peine de se suicider ?

    Ma vie ne tourne pas autour de l'argent et j'en suis fort aise.
    Je sais cependant qu'il vaut mieux en avoir, être beau, propre, intelligent et en bonne santé que ....


    Ici et maintenant, nous subissons les conséquences de nos inconséquences, les conséquences de notre manque de discernement et certainement notre trop grande confiance en des gens qui ne la méritaient pas.


    Con Fiiiiiian.....ce ............
    123

    avatar
    Hibiscusez-moi
    Jeroboam
    Jeroboam

    Nombre de messages : 10599
    Age : 118
    Date d'inscription : 17/02/2007

    Re: La Dette de la France

    Message par Hibiscusez-moi le Mer 30 Nov 2011, 11:33

    Nous subissons, aussi, la volonté de groupes, de puissances... dissimulés
    avatar
    moria
    Admin
    Admin

    Nombre de messages : 21179
    Age : 116
    Localisation : Duché de Bourgogne
    Date d'inscription : 24/01/2007

    Re: La Dette de la France

    Message par moria le Mer 30 Nov 2011, 12:06

    Hibiscusez-moi a écrit:Nous subissons, aussi, la volonté de groupes, de puissances... dissimulés

    C'est vrai.

    [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
    avatar
    Alex Terieur
    Jeroboam
    Jeroboam

    Nombre de messages : 5986
    Age : 70
    Localisation : off shore
    Loisirs : chevaux - attelage
    Date d'inscription : 11/10/2010

    Re: La Dette de la France

    Message par Alex Terieur le Jeu 01 Déc 2011, 01:45

    En complément du message d' Hibis n° 130 concernant le non paiement des militaires, Pierre Jovanovic sur son blog en remet une couche.

    "Depuis quelques jours, diverses informations et mails me faisaient état que les policiers, militaires, crs, marins et pompiers (français, pas albanais) n'étaient pas remboursés de leurs primes de déplacement, frais, prime para TAP, etc. Mises bout à bout, ces informations vous montrent que l'Etat français est bien en faillite. Mais maintenant c'est encore plus grave: ce sont leurs soldes qui ne sont plus payées ou alors avec beaucoup de retard. Quand vous pensez que ces hommes risquent leur vie..
    (...)

    Explication donnée: bug informatique. Ben voyons! Comme à La Poste et dans les autres banques? Comme les gros chèques que les banques perdent et qui resurgissent soudain au bout de 20 jours? Personne n'est dupe.

    Ensuite bug logiciel chez les paras aussi? Un autre pour les marins? etc.?, sachant que tous ces gens sont de toute manière gérés par des administrations totalement distinctes... Et c'est la même chose pour les CRS... Les frais, primes et autres ajustements ne sont plus renboursés.... Le décalage de paiement des frais atteint parfois de 10 mois! (voir info suivante) Les chefs de corps n'arrivent plus à tenir leurs hommes.


    Question: quelle mouche à piqué l'Elysée? Ne pas payer la garde prétorienne revient à se suicider, au pire, à ce qu'elle se révolte et prenne le pouvoir voyant que d'un côté ils dépensent des milliards à bombarder la Lybie, et que de l'autre ils ne payent pas le soldat de base? C'est du jamais vu... Ou plutôt si. On sait comment cela se termine quand les gens d'armes ne sont pas payés par les politiques... J'espère pour les ministres de Nicolas Sarkozy que les policiers du service de protection des hautes personnalités ne vont pas s'énerver à attendre le remboursement de leurs primes et frais...

    PS: Voilà une information que vous ne verrez pas dans le Figaro et ailleurs, et pour cause... Le Figaro appartient à un marchand d'armes. Bien le bonjour à Mr Longuet et aux officiers du SIRPA. Revue de Presse par Pierre Jovanovic

    [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]


    _________________
    [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
    avatar
    Hibiscusez-moi
    Jeroboam
    Jeroboam

    Nombre de messages : 10599
    Age : 118
    Date d'inscription : 17/02/2007

    Re: La Dette de la France

    Message par Hibiscusez-moi le Jeu 01 Déc 2011, 10:23

    La suite:

    ALERTE: L'INTENDANCE NE SUIT PAS (suite)

    du 30 nov au 3 décembre 2011... : Voici ce que nous dit un policier d'une compagnie de CRS:


    " Je suis CRS, et la crise nous touche également. En effet nos heures supplémentaires du troisième trimestre ne nous ont pas été payées, à priori elles nous serons versées en janvier voire février. De plus nos indemnités de déplacement de novembre et décembre ne nous seront pas payées non plus cette année mais en 2012. Pour faire des économies, plusieurs compagnies ne sont pas employées et restent dans leur cantonnement, avec comme conséquence du repos forcé pour les fonctionnaires de ces compagnies et donc les jours de repos fondent comme neige au soleil. Que fera notre hiérarchie quand les jours de repos tomberont à zéro: chômage technique?

    Et on nous reparle de la suppression de compagnies après mai 2012 mais cette fois ce ne serait pas 2 compagnies mais 20 ! Pour cette dernière info, ce ne sont pour l'instant que des bruits de couloirs mais curieusement les délégués syndicaux quelles que soient leurs paroisses ont les mêmes infos, et il n'y a pas de fumée sans feu... Les fonctionnaires des compagnies supprimées seront reversés dans les commissariats en manque d'effectifs, et les casernements seront vendus. Bien entendu nos politiques visent à détruire notre statut spécifique dans la police nationale, nous sommes le seul corps où les heures supplémentaires sont payées, et nous bénéficions d'indemnités de déplacement comme les gendarmes mobiles. Pour répondre à votre question nous nous laisserons pas faire, il y aura un mouvement de grogne mais nos syndicats nous préparent déjà à ces suppressions, je crois que malheureusement tout ceci est inévitable."

    Un autre témoignage d'un soldat de base du XXXX, une source indirecte, mais qui va dans le même sens: "Nos primes sont pas payées depuis 10 mois, j'ai des potes qui sont partis 5 mois au XXXX et dont les primes seront payées qu'en janvier, c-a-d que certains mecs ont pris des crédits avant de partir qu'il devaient rembourser au retour mais sans prime, ça fait mal. Le coup des primes je le vis en direct; et j'ai fait une mission XXXXX l'année dernière qui n'est tjrs pas finie d'être payée; ils ont plus une tune!"


    La conclusion de Jacques Bessy est encore plus intéressante:


    Ce que le troupier d'en bas ignore, c'est que ce genre de bug a peu de chances de survenir pour les grands chefs en région parisienne. En effet, il existe un service spécial rattaché à la DGA, la Délégation Générale pour l'Armement: le SPAC. Il s'agit du Service Parisien de l'Administration Centrale qui compte environ 1500 agents dédiés à servir tous les galonnés d'en haut: contrôleurs généraux des armées, administrateurs civils, officiers généraux qui servent au secrétariat général pour l'administration (SGA, au cabinet du ministre, etc. jusqu'au service automobile. Cette appellation discrète donnée à un service pléthorique n'est pas sans rappeler le camouflage du service de renseignement du Colonel Paillole sous l'appellation de Travaux Ruraux opéré pendant la deuxième guerre mondiale. Faut-il in fine avoir recours à la fameuse citation, sans doute apocryphe figurant en exergue des Centurions de Jean Lartéguy: "Que Rome prenne garde à la colère des légions!"

    Conclusion: engagez-vous et ouvrez un compte à La Poste dont le système informatique, dès qu'il s'agit de prendre du liquide, est toujours en panne. C'est top.

    Ah: regardez ici comment les assureurs roulent nos militaires dans la farine."

    avatar
    moria
    Admin
    Admin

    Nombre de messages : 21179
    Age : 116
    Localisation : Duché de Bourgogne
    Date d'inscription : 24/01/2007

    Re: La Dette de la France

    Message par moria le Sam 03 Déc 2011, 07:25

    Allons...allons, tout va bien !

    La France a emprunté avec succès 4,346 milliards d'euros d'obligations jeudi, au moment où le pays a nettement réduit l'écart avec l'Allemagne sur le marché secondaire, où s'échangent les titres déjà émis, témoignant d'un certain apaisement sur le marché.

    "Cette adjudication s'est très bien passé.

    Il y a plus d'acheteurs de dette française qu'il n'y a de titres offerts, deux ou trois fois plus, et les taux d'intérêts ont baissé et sont revenus en dessous de 3,4%", s'est félicité Mme Pécresse.

    "Notre budget est prévu avec une charge d'emprunt de 3,7%", a-t-elle tenu à rappeler.



    [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]


    Je ne sais pas à quoi ils vont servir ?
    payer la dette ?? à moins que ce ne soit pour payer les fonctionnaires ??
    J'suis fatiguée.....
    je retourne me coucher !



    avatar
    Alex Terieur
    Jeroboam
    Jeroboam

    Nombre de messages : 5986
    Age : 70
    Localisation : off shore
    Loisirs : chevaux - attelage
    Date d'inscription : 11/10/2010

    Re: La Dette de la France

    Message par Alex Terieur le Lun 05 Déc 2011, 12:38


    La taxe professionnelle coûterait plus cher que prévu

    "Selon le rapporteur général du Budget de la Commission des finances de l'Assemblée nationale, Gilles Carrez, la réforme de la taxe professionnelle coûterait 6,7 milliards en régime de croisière. Le gouvernement tablait initialement sur un manque à gagner de 5,8 milliards d'euros.
    (...)
    Selon Nicole Bricq, le nombre de gagnants à la réforme était supérieur aux prévisions. Il est estimé à 2 millions, soit le double de ce qui était anticipé, c'est à dire 60% environ des entreprises françaises. Elles affichent en moyenne une baisse d'impôt de 4.080 euros.


    C’est le type de nouvelles dont le gouvernement se serait bien passé."

    [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

    Nous aussi !



    _________________
    [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
    avatar
    Alex Terieur
    Jeroboam
    Jeroboam

    Nombre de messages : 5986
    Age : 70
    Localisation : off shore
    Loisirs : chevaux - attelage
    Date d'inscription : 11/10/2010

    Re: La Dette de la France

    Message par Alex Terieur le Mar 06 Déc 2011, 01:11

    Un million de tonnes de paille a été acheminé dans toute la France
    (Le Monde)


    Cette fois ci on y est sur la paille ! Laughing


    _________________
    [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
    avatar
    silence
    Jeroboam
    Jeroboam

    Nombre de messages : 22007
    Age : 103
    Localisation : Bretagne
    Date d'inscription : 12/02/2007

    Re: La Dette de la France

    Message par silence le Mar 06 Déc 2011, 08:02

    Faut faire gaffe, ça s'enflamme vite ça...
    avatar
    Mitsahne
    Jeroboam
    Jeroboam

    Nombre de messages : 6073
    Age : 87
    Localisation : altoséquanais
    Date d'inscription : 12/02/2007

    Re: La Dette de la France

    Message par Mitsahne le Mar 06 Déc 2011, 19:23

    De la paille pour des quidams bêtes à manger du foin ?

    Dépêchez-vous d'acheter vos foies gras !


    _________________
    Ne traite pas le crocodile de sale gueule avant d'être complètement sorti du marigot.
    (Alexandre Vialatte).
    [i]Heureux soient les fêlés car ils pourront laisser passer la lumière !

    (Michel Audiard)
    avatar
    Alex Terieur
    Jeroboam
    Jeroboam

    Nombre de messages : 5986
    Age : 70
    Localisation : off shore
    Loisirs : chevaux - attelage
    Date d'inscription : 11/10/2010

    Re: La Dette de la France

    Message par Alex Terieur le Mer 07 Déc 2011, 01:29

    Mais il nous prend vraiment pour des %~#

    "François Fillon affirme au 20h de France 2 qu'il n'y aura "pas de troisième plan de rigueur"

    MAIS

    "S'il faut aller plus loin, si d'autres mesures doivent être prises, le gouvernement les prendra, mais nous ne les prendrons pas sur des prévisions de croissance ; ce sera quand on connaîtra la croissance du premier trimestre 2012, la croissance du deuxième trimestre"

    [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]


    Sachant que les chiffres ne sont connus qu'avec un trimestre de différé (récoltes des données et compilation obligent) les chiffres du premier trimestre ne seront définitifs qu'en juin 2012.

    Et les présidentielles .....seront passées.

    Il est bien évident qu'en envoyant en l'air la patate chaude brûlante, ce ne sera pas son gouvernement qui se brûlera les doigts lorsqu'elle retombera!

    Comme les législatives auront lieu les 10 et 17 juin 2012, ce sera sous la prochaine assemblée que les coups de marteaux vont pleuvoir.

    Et en plus il annonce la couleur,sans que les journalistes (semble-t-il) ne relèvent cette aberration :
    "Il y a un consensus des experts sur [une croissance de] 0,5 %", a-t-il précisé, alors que le gouvernement table sur une croissance de 1 %."

    mais on ne fait évidemment rien ... pour l'instant.

    Un vrai clown triste ce Fillon !


    _________________
    [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
    avatar
    silence
    Jeroboam
    Jeroboam

    Nombre de messages : 22007
    Age : 103
    Localisation : Bretagne
    Date d'inscription : 12/02/2007

    Re: La Dette de la France

    Message par silence le Mer 07 Déc 2011, 10:43

    De toutes façons, nous on ne peut rien y faire. A part pleurer.
    avatar
    Alex Terieur
    Jeroboam
    Jeroboam

    Nombre de messages : 5986
    Age : 70
    Localisation : off shore
    Loisirs : chevaux - attelage
    Date d'inscription : 11/10/2010

    Re: La Dette de la France

    Message par Alex Terieur le Mer 07 Déc 2011, 11:03

    Ça c'est vous qui voyez !







    _________________
    [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
    avatar
    silence
    Jeroboam
    Jeroboam

    Nombre de messages : 22007
    Age : 103
    Localisation : Bretagne
    Date d'inscription : 12/02/2007

    Re: La Dette de la France

    Message par silence le Mer 07 Déc 2011, 12:22

    Et vous vous faîtes quoi pour changer la situation, parce que j'aimerai bien avoir une alternative?
    avatar
    Alex Terieur
    Jeroboam
    Jeroboam

    Nombre de messages : 5986
    Age : 70
    Localisation : off shore
    Loisirs : chevaux - attelage
    Date d'inscription : 11/10/2010

    Re: La Dette de la France

    Message par Alex Terieur le Mer 07 Déc 2011, 13:57

    silence a écrit:Et vous vous faîtes quoi pour changer la situation, parce que j'aimerai bien avoir une alternative?

    changer LA situation = utopie

    changer SA situation = je confirme : c'est vous qui voyez.

    voilà l'alternative.


    _________________
    [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
    avatar
    silence
    Jeroboam
    Jeroboam

    Nombre de messages : 22007
    Age : 103
    Localisation : Bretagne
    Date d'inscription : 12/02/2007

    Re: La Dette de la France

    Message par silence le Mer 07 Déc 2011, 14:38

    Bon alors je vais continuer à rigoler des débats des vierges effarouchées. Very Happy
    avatar
    philiberte
    Jeroboam
    Jeroboam

    Nombre de messages : 18030
    Age : 68
    Localisation : duché de Nevers
    Date d'inscription : 12/02/2007

    Re: La Dette de la France

    Message par philiberte le Jeu 08 Déc 2011, 11:13

    silence a écrit:Et vous vous faîtes quoi pour changer la situation, parce que j'aimerai bien avoir une alternative?

    d'abord, aller chercher des armes, là où elles se trouvent (en banlieue???)
    ensuite attaquer la Bastille...........

    pardon....
    je sors...


    _________________
    Mettez l'étiquette PS à un âne, et dans la Nièvre, il sera élu au premier tour (Montebourg)

    Dans la Nièvre, mettez l'étiquette "gauche" à une poubelle, elle est élue au premier tour (Moi)
    avatar
    silence
    Jeroboam
    Jeroboam

    Nombre de messages : 22007
    Age : 103
    Localisation : Bretagne
    Date d'inscription : 12/02/2007

    Re: La Dette de la France

    Message par silence le Jeu 08 Déc 2011, 11:27

    le suicide est contre mes convictions. Very Happy

    Contenu sponsorisé

    Re: La Dette de la France

    Message par Contenu sponsorisé


      La date/heure actuelle est Mer 23 Aoû 2017, 11:56