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    repentance...?

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    repentance...?

    Message par philiberte le Ven 25 Mai 2007, 12:45

    voici ce que m'envoie Maxime:










    Point de vue

    Eloge de la repentance, par Marc Olivier Baruch

    LE MONDE | 11.05.07 | 13h24 • Mis à jour le 11.05.07 | 13h24


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    a rupture est là, pas nécessairement tranquille : avant même sa prise de fonctions, en deux interventions dont les termes n'ont vraisemblablement pas été choisis à la légère, Nicolas Sarkozy a détruit l'un des principaux acquis de la présidence de Jacques Chirac : la reconnaissance solennelle de la place prise par la France, par l'Etat français, dans la Shoah. Ecoutons le président élu : à Nice, le 30 mars, il se place du côté de "ceux qui pensent que la France n'a pas à rougir de son histoire ; elle n'a pas commis de génocide". Trois semaines plus tard, à Rouen, il affirme vouloir "remettre la France à l'honneur" en dénonçant "la repentance, mode exécrable à laquelle je vous demande de tourner le dos".
    Certes, véritable Fregoli politique, le futur président peut à dix jours d'intervalle tenir de tels propos en Normandie et aller, à la veille du second tour, se recueillir aux Glières, en présence du fils et du petit-fils de Tom Morel, chef des résistants qui y affrontèrent, en mars 1944, les nazis et la Milice. Il peut, ce faisant, se targuer de précédents illustres : trois au moins de ses prédécesseurs à la tête de l'Etat - Charles de Gaulle, Georges Pompidou et François Mitterrand - avaient déjà procédé à de tels grands écarts, au nom de l'union nationale.
    Chacun était, ce faisant, porteur de sa propre histoire : le général de Gaulle pouvait presque tout se permettre, au nom de la légitimité du geste du 18 juin 1940 - geste de dissident au demeurant, et Vichy ne se fit pas faute de lui reprocher, déjà, de porter atteinte à l'unité nationale. Il en allait tout autrement de Georges Pompidou et de François Mitterrand ; ni la grâce donnée par le premier à Paul Touvier - au motif qu'il convenait d'oublier "cette triste période où les Français ne s'aimaient pas", expression empruntée à Maurras - ni l'amitié persistante du second pour René Bousquet ne grandirent leur septennat.
    C'est précisément parce qu'il rompit avec cette complaisance ambiguë envers des hommes (des Français, membres d'organisations officielles de l'Etat français) ayant participé au génocide, au crime contre l'humanité, que le discours prononcé par Jacques Chirac le 12 juillet 1995 fut un moment d'histoire de la France. Et c'est pourquoi on ne peut plus faire aujourd'hui du de Gaulle, et encore moins du Pompidou, après la double présidence Mitterrand et après les procès des années 1990 qui virent la condamnation de Paul Touvier puis de Maurice Papon.
    Un discours de campagne électorale est nécessairement schématique. Il n'en relève pas moins d'une idéologie, et celle portée par Nicolas Sarkozy et ses plumes a le mérite de la clarté. Pour eux, il n'y a qu'une France, celle-là même que Lavisse, l'instituteur national, présentait en ces termes : "Il faut aimer la France, parce que la nature l'a faite belle et parce que l'histoire l'a faite grande."Mais il s'adressait aux élèves du cours moyen, et c'était en 1903. Il a fallu près de dix ans, et sept gros volumes, à Pierre Nora et aux 130 historiens réunis autour de lui dans la vaste entreprise des Lieux de mémoire (Gallimard, 1984-1997) pour souligner qu'au rebours des conceptions trop simples notre histoire est riche de plusieurs conceptions de la nation et de la République, et donc qu'il existe à la fois la France et des France.
    Pour ne prendre qu'un exemple, que je crois probant, la seconde guerre mondiale ne fut pas autre chose que le combat de deux France, qu'il est légitime à chacun, fort de ses convictions, d'opposer ; il est même légitime de haïr l'une des deux. La repentance alors, loin d'être un acte masochiste, n'est-elle pas au contraire un acte de lucidité, de respect aussi devant le courage de ceux qui, de cette haine envers une certaine France, tirèrent la force de se battre contre elle et contre l'idéologie qu'elle servait, la force aussi de mourir, parfois de manière atroce ?
    La repentance - celle des évêques de France en 1997 comme celle voulue deux ans plus tôt, au nom de la France, par celui qui en était le président - entendait simplement rappeler qu'il arrive que les institutions fassent, au nom de la raison d'Etat ou par erreur de jugement, des erreurs, dont les conséquences peuvent être terribles. Comme le disait un des principaux adeptes de la "mode exécrable" qu'il va être de bon ton désormais de dénoncer dans les palais de la République, "reconnaître les fléchissements d'hier est un acte de loyauté et de courage qui nous fait percevoir les tentations et les difficultés d'aujourd'hui et nous prépare à les affronter". L'homme qui a publiquement fait, en 1994, cette déclaration s'appelait Jean-Paul II.
    L'histoire n'est la propriété de personne, et chacun est libre - dans les limites posées par la loi - de l'instrumentaliser comme il l'entend. Si la parole d'un président de la République pèse évidemment d'un poids particulier - surtout s'il prétend parler au nom de tous les Français -, rien ne l'empêche de faire l'histoire qu'il veut, et de faire de l'histoire ce qu'il veut. Il peut même, de manière plus générale, faire publiquement part de ses points de vue - il y a eu des précédents dans l'histoire - sur la génétique, sur l'existence de Dieu et, pourquoi pas, s'il en a envie, sur le cours des planètes.
    Qu'il sache simplement que, pour ce qui nous concerne, l'histoire dont il rêve à voix haute n'a rien à voir avec celle des historiens. Sur ce front aussi, il conviendra donc d'être vigilant, et de ne pas laisser la mauvaise herbe de la mémoire officielle recouvrir le champ d'histoire que Jacques Chirac avait courageusement et utilement défriché.



    Marc Olivier Baruch, historien, est spécialiste de la seconde guerre mondiale et directeur d'études à l'EHESS.


    Article paru dans l'édition du 12.05.07




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    Re: repentance...?

    Message par Caton l'Ancien le Ven 25 Mai 2007, 18:00

    Décidément, l'EHESS est toujours égale à elle-même.

    Je trouve que les prises de position de NS sont excellentes et que celles de Chirac, au lieu d'amener un apaisement des animosités, se sont transformées en hostilités ouvertes et ont entraîné le pays dans l'escalade; chacun y allant de sa revendication et voulant être plus victime que les autres.

    Il en est résulté un climat infect, où les descendants des victimes se sentent autorisés à exercer sur les descendants des bourreaux, ou prétendus tels, des pressions visant à les culpabiliser, voire à les rabaisser et à les humilier pour ainsi délégitimer leur action et les écarter du pouvoir, tout en leur imposant leur idéologie.

    Ma mère, âgée de 16 ans, allait avec sa bicyclette, porter des provisions aux soldats anglais parachutés, au péril de sa vie et de celle de sa soeur aînée qui fournissait les saucissons, et de celle de son mari, qui allait comme si de rien n'était au "sabato facista" .
    Mon père, mes oncles ont fait des années de maquis et ont lutté contre la plus forte concentration de divisions nazies d'Europe.
    Mon père a été pris au maquis, déporté en Pologne près de Stettin. Un de mes oncles a été déporté à Dachau.
    Toute ma famille, d'une façon ou d'une autre a combattu le nazisme.

    Je commence à en avoir marre qu'on ne cesse de présenter l'Europe, la France, les Français; l'Eglise catholique et les chrétiens en particulier comme des assassins de Juifs.

    J'en ai assez de cette mono-culture.
    J'en ai assez qu'on fasse pression sur moi à cause de ce passé des miens qui sont les miens, pour m'obliger à me plier à une idéologie qui n'est pas la mienne et que je n'aime pas.

    Je regrette que la Shoah ait eu lieu, mais il faudrait regarder un peu plus vers ses inspirateurs : les Turcs masssacreurs des Arméniens, donc le statut du dhimmi en islam, plutôt que de demander toujours aux seuls qui acceptent l'idée de se repentir de se repentir jusqu'à la disparition.

    Et pour être claire, ce n'est pas parce qu'il y a eu la Shoah que je vais aimer le judaïsme.
    Je vais finir par en avoir assez des deux.


    Dernière édition par le Ven 25 Mai 2007, 18:08, édité 1 fois
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    Re: repentance...?

    Message par silence le Ven 25 Mai 2007, 18:05

    Tout à fait d'accord avec vous Caton
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    Re: repentance...?

    Message par Mitsahne le Ven 25 Mai 2007, 22:56

    C'est très exactement ce que je pense aussi, Caton.

    Nous n'avons pas à nous repentir de ce qu'ont (mal) fait nos pères, grands-pères et ancêtres, ni à nous glorifier de ce qu'ils ont bien fait. En revanche, nous pouvons nous interroger sur ce que nous aurions fait en pareilles circonstances. Le problème est qu'il n'est pas possible de recréer ces circonstances. Quand on agit, on ne sait pas quelle sera la suite.
    Nous portons aujourd'hui des jugements parce que nous SAVONS quelles ont été les conséquences de tel ou tel acte. Ce qui permet de se donner raison à bon compte et de condamner ceux qui ont agi différemment.

    Ce jugement a posteriori sur l'histoire à la faveur d'évènements indécelables au moment des faits porte un nom dont je ne me souviens plus...
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    Re: repentance...?

    Message par philiberte le Ven 25 Mai 2007, 23:56

    mais vous avez dû remarquer le nom du journal qui publie cet article? ce n'est pas pour rien qu'on l'appelle l'immonde...


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    Re: repentance...?

    Message par moria le Sam 26 Mai 2007, 12:50

    Oui, Ras le bol !
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    Re: repentance...?

    Message par cilette le Sam 09 Juin 2007, 12:56

    moria a écrit:Oui, Ras le bol !
    Moria, tout est bien orchestré pour que nous nous repentions et que nous acceptions tout et n'importe quoi.

    Nous devons nous repentir de la Shoah mais, pendant la guerre, qui savait ce qui se passait ? Tous les français ? Non ! certains seulement. Une fois que les français ont su, ils ont agi, pas toujours en le criant sur les toits mais de façon discrète. Certes, le résultat n'a pas été probant, mais ceux qui ont survécu savent que tous les français n'étaient pas des collabos.

    L'Algérie ? Mais ceux qui y sont allés de force parce que le service militaire était obligatoire savent que tout n'était pas tout blanc ou tout noir. Les français se sont mal conduit ? Mais les algériens ? Ce sont des petits saints ? D'après ce que j'ai vécu au travers de récits que me faisait mon frère, effectuant son service militaire, les algériens ne se sont pas privés de pratiquer des horreurs.

    Alors, suffit de la repentance. Nous avons commis des fautes, mais l'autre a également commis ces mêmes fautes. Servons-nous de notre expérience pour ne pas retomber dans les mêmes travers.

    Aujourd'hui pour la politique : quelques uns sont engagés ; les autres votent parce que c'est la coutume, sans trop y regarder, parce qu'il le faut bien.
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    Re: repentance...?

    Message par Caton l'Ancien le Lun 15 Oct 2018, 16:02

    Refuser la repentance coloniale
    Bernard Lugan


    Institut Iliade
    Ajoutée le 14 avr. 2018
    Intervention de Bernard Lugan, historien, directeur de la revue L’Afrique réelle, lors du colloque « Fiers d’être Européens » le 7 avril 2018. « Il faut refuser le repentance coloniale ».



    https://www.youtube.com/watch?v=R5Qecd3gg-k


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    Re: repentance...?

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