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    Uranium

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    Caton l'Ancien
    Jeroboam
    Jeroboam

    Nombre de messages : 22912
    Date d'inscription : 14/02/2007

    Uranium

    Message par Caton l'Ancien le Dim 11 Oct 2009, 15:29

    trouvé sur drzz

    Dimanche 11 octobre 2009

    Et voici de l'IRANium français !


    Les mollahs contrôlent 40 % de la société qui cogère le centre
    d'enrichissement de l'uranium du Tricastin. Sarko l'avait-il oublié à Pittsburgh ?



    ENCORE un terrible secret atomique que nous cachait l'Iran : la
    République islamique possède des parts dans une usine d'enrichissement d'uranium située... en France !

    Trahi par ses services. Sarkozy ignorait sans doute ce
    renseignement capital lorsque, à Pittsburgh, il a multiplié les
    moulinets et les menaces contre Téhéran, accusé d'avoir dissimulé la
    construction d'une autre usine de production de combustible nucléaire,
    en Iran celle-là.
    Voilà qui donne particulièrement bonne mine au président français et à
    ses conseillers : cette information explosive est du domaine public et
    accessible au premier venu. Il suffit, par exemple, de consulter le
    Registre du commerce des sociétés pour constater que l'entreprise
    Eurodif, propriétaire de l'usine du Tricastin (Drôme), est détenue à 25
    % par la Société franco-iranienne d'enrichissement de
    l'uranium par diffusion gazeuse (Sofidif), dont le siège se trouve dans le IXe arrondissement parisien.

    Relations radioactives

    Qui détient Sofidif ? A 59,6% Areva, champion français du nucléaire,
    contrôlé par l'Etat. Et à 40,4 % l'Organisation de l'énergie atomique
    iranienne, dont le patron n'est autre que le Guide suprême, Ali
    Khamenei.
    En clair, par ce jeu de participations, l'Iran possède pas moins de 10 % de l'usine du
    Tricastin. Laquelle n'est pas la première manufacture venue : à elle
    seule, elle assure un quart de la production mondiale d'uranium
    enrichi...
    Cette radioactive histoire d'amour entre Paris et Téhéran a commencé il y a
    près de quarante ans. A l'époque, l'Iran du shah, désireux de ne pas
    dépendre exclusivement de son pétrole, se tourne vers la filière
    nucléaire. Il est aidé par les Etats-Unis mais profite aussi de
    l'expertise de nos polytechniciens et ingénieurs des Mines en matière
    d'enrichissement d'uranium, indispensable au fonctionnement des
    réacteurs.
    En 1974, l'Iran entre dans Eurodif, consortium européen dont France est le
    chef de file, et signe avec Paris un accord sur le nucléaire civil. Ce
    qui élargit encore son accès aux technologies de pointe : la diffusion
    gazeuse et, surtout, la centrifugationde l'uranium. Si la République
    islamique a pu, en douce, construire près de Qom une unité de
    production qui accueillera 3 000 centrifugeuses, elle le doit, en
    partie, au savoir-faire tricolore...

    Dividendes pour Téhéran

    Après l'accord franco-iranien de 1974 - et à la suite d'un voyage de
    Chirac, alors Premier ministre, à Téhéran -. le shah avait prêté plus
    de 1 milliard de dollars pour la construction de l'usine du Tricastin.
    Mais la révolution chiite et l'arrivée au pouvoir de Khomeyni, en 1979,
    ont compromis le remboursement du prêt.

    Certains services barbouzards verront un lien entre ce lourd
    contentieux financier et la vague d'attentats, attribués à l'Iran, qu'a
    connu Paris en 1986. Tout comme les enlèvements de Français au Liban
    par le Hezbollah pro-iranien. Mais aucune preuve concrète n'est venue
    étayer cette thèse.
    Après le règlement financier du différend, la France a préféré ne pas
    contrarier davantage cet ex-pays ami. Ni contester la participation des
    Iraniens dans notre usine de combustibles. En revanche, assurent les
    experts, Paris n'a jamais livré un gramme d'uranium enrichi aux Perses,
    qui pouvaient, en théorie, exiger 10 % de cette production. En mars
    2007, l'hebdo allemand « Der Spiegel » a enquêté sur le sujet et conclu
    que cette participation rapportait à l'Organisation de l'énergie
    atomique iranienne un modeste dividende de 7 millions d'euros par an.

    Reste à espérer que les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et Israël ne
    pousseront pas les représailles jusqu’à bombarder le Tricastin. Voilà
    qui ne contribuerait pas au rayonnement la France...

    In : le Canard Enchâiné du 30 septembre


    Notre
    commentaire : C'est autant ionisant qu'enrichissant ! Les mollahs qui
    proposent à l'AIEA d'enrichir leur uranium à l'étranger doivent penser
    à user de leur droit péremptoire...



    Titre d'origine : "Des capitaux iraniens dans une usine nucléaire française"

    Par J.-F. Julliard

    http://chankou.over-blog.com/article-36914358.html


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