
Mitsahne- Magnum

- Nombre de messages: 1789
Age: 80
Localisation: altoséquanais
Date d'inscription: 12/02/2007
par Mitsahne le Mer 30 Sep 2009 - 17:59
Depuis que la vie est apparue sur terre avec les premières bactéries, il y a 3,5 milliards d'années, l'extinction des espèces fait partie intégrante de l'évolution. L'extinction est l'étape ultime du destin de toute espèce vivante.
Cependant, les rythme auquel les espèces disparaissent a fluctué au cours des différentes périodes, tandis que le nombre d'espèces n'a cessé d'augmenter jusqu'à aujourd'hui. Il n'y a jamais eu autant d'espèces que maintenant. La croissance du nombre de familles d'espèces peut être attribuée à un processus de spécialisation dû à la diversification des caractèristiques physiques de la terre et aussi à la plus grande spécialisation de toutes les autres espèces.
Il y a eu quand même plusieurs cas d'extinctions majeures dont le plus connu est celui de la disparition des dinosaures il y a 65 millions d'années. Mais le plus grave s'est produit il y a 245 millions d'années quand environ la moitié de tous les animaux marins, les vertébrés quadrupèdes et les deux-tiers de tous les insectes furent balayés de la surface de la Terre, nous le savons grâce aux fossiles.
Quant au nombre d'espèces habitant la planète, les estimations varient entre 2 et 80 millions d'espèces ! 1 900 000 environ sont répertoriées et la plupart de ces espèces se trouvent parmi les insectes, vers, champignons, bactéries et virus. La plupart des mammifères et oiseaux sont répertoriés, en revanche, la connaissance des multiples petites créatures n'est que fragmentaire et leur description n'intéresse que peu de monde.
Selon une étude de 1997, le nombre de disparitions depuis 1600 serait de 1033 sur un total de 1 600 000. Les extrapolations de toutes les études menées jusqu'ici donnent encore une fourchette de 10 à 80 millions d'espèces.
En 1979, un certain Myers estimait que 40 000 espèces disparaissaient chaque année mais il n'apportait pas la moindre preuve scientifique à son argumentation. La mode écologique aidant, ce chiffre a été médiatisé à outrance, il n'est cependant basé sur rien. Mais Myers ajoutait : nous n'avons aucun moyen de connaître le taux d'extinction dans les forêts tropicales, encore moins de le deviner approximativement". C'est cependant le chiffre de 40 000 qui a été retenu parce que Myers criait : "nous sommes à l'aube d'un holocauste écologique causé par l'homme". Si on dit "holocauste"...il n'y a même plus à discuter.
D'autres professeurs (comme Ehrlich et Diamond) vont jusqu'à dire qu'il faudrait inverser les rôles et "supposer que toutes les espèces sont éteintes à moins qu'on ne puisse prouver leur existence".
Prétendre, dans un discours scientifique, qu'il n'est pas nécessaire de fournir des preuves est évidemment une aberration.
En réalité, ce qu'ils demandent à la société, c'est un chèque en blanc pour empêcher ce qu'ils prétendent être une catastrophe (50% d'extinction de toutes les espèces dans les 50 prochaines années) mais qui ne repose sur aucun fondement : les observations laissent prévoir une perte de l'ordre de 0,7% sur les 50 prochaines années.
Les lignes ci-dessus sont tirées d'un ouvrage de 750 pages intitulé "L'ECOLOGIE SCEPTIQUE, Le véritable état de la planète", éditions du Cherche-Midi, auteur : BJORN LOMBORG, préface de Claude Allègre (1998).
24,70 euros à la FNAC.
Cet auteur, danois, faisait partie de Greenpeace. En 1997, étonné et agacé par les conceptions alarmistes sur l'environnement et voulant vérifier les dires catastrophiques des écologistes du monde entier, il forma un groupe d'études et entreprit un travail de bénédictin pour essayer d'avoir une vue plus précise et scientifique sur les problèmes de la planète, sans le sensationnalisme des médias, sans les lobbies du monde des affaires.
La seule bibliographie des ouvrages consultés représente 100 pages et les "renvois" à la fin de chacune des 6 parties sont au nombre de plusieurs centaines.
Cet ouvrage est une "somme" qui ne se lit pas comme un roman, mais qui est passionnant : il remet les choses à leur place et les arguments sont aussi solides qu'un cuirassé.
Il nous montre les craintes qu'il est légitime d'avoir - car tout n'est pas rose dans ce monde, il dénonce les abus en tous genres et l'imbécillité de certaines décisions prises. Il remet les pendules à l'heure et il y en a bien besoin.
_________________
Si tu ne digères pas la soutane, évite de manger le missionnaire.
(A. Vialatte)
» Disparitions inquiétantes
» Camus au Panthéon ?
» 30 Millions d'amis
» Sarkozy
» Bonjour Jean
» Débat Fourest Ramadan
» Belgique.
» histoire drôle du jour!