Un projet qui semble se retourner contre son objectif
Dimanche 4 octobre 2009
La conférence « islamiquement correcte » de lancement du projet Aladin
De Véronique CHEMLA
Initié par laFondation pour la Mémoire de la Shoah(FMS), le
projet Aladin vise à lutter contre le révisionnisme et le négationnisme, vecteurs
d’antisémitisme, dans le monde musulman, en informant, principalement via deux
sites Internet, les habitants de cette aire, en leur langue, sur la Shoah, les
juifs, le judaïsme ainsi que sur les relations entre juifs et musulmans sous
domination musulmane. Lors de son lancement prestigieux à Paris, le 27 mars
2009, les orateurs ont asséné le mythe « islamiquement correct » de la «
coexistence pacifique interconfessionnelle sous domination musulmane ». Un
mythe qui anesthésie les Occidentaux face aux enjeux du [/b][i][b]jihad[/b][/i][b], est inducteur de haine contre
l’Occident, en particulier l’Etat Israël, et les non-musulmans.[/b]
S’il est un mythe tenace, faux, dangereux et instrumentalisé,
c’est bien celui de la « tolérance islamique pacifique ».
Le mythe de la « coexistence pacifique interreligieuse »
Le professeur Bernard Lewis fait remonter ce mythe, forgé par les « [i]juifs pro-islamiques[/i]
», au XIXe siècle :
« L’âge d’or de l’égalité des droits était un mythe, et si l’on y
croyait, c’était la conséquence plutôt que la cause de la sympathie juive pour
l’islam. Le mythe fut inventé par des juifs d’Europe au XIXe siècle comme un
reproche adressé aux chrétiens – et repris par les musulmans de notre temps
comme un reproche adressé aux juifs » ([i]Islam[/i], Gallimard, 2005).
L’historienne Bat Ye’or explique ce mythe, qui « [i]adopte la version islamique de
l’histoire[/i] », par des facteurs géopolitiques, tel « [i]l’équilibre politique[/i]
» européen au XIXe siècle. Ce mythe justifiait « [i]la défense de l’intégrité territoriale de l’Empire
Ottoman, c’est-à-dire la sujétion des peuples qu’il contrôlait. Dans
l’entre-deux guerres, la tolérance ottomane se métamorphosa en « coexistence
pacifique sous les premiers califes », thème qui constitua la pierre angulaire
du nationalisme arabe et une arme idéologique contre les revendications
autonomistes d’autres peuples[/i] » ([i]Face au danger intégriste, juifs et
chrétiens sous l’islam[/i]. Ed. Berg International, 2005).
Ce mythe agit en narratif anesthésiant : il masque les enjeux du jihad contre l’Occident
ou en Eurabia. Il dissimule cette réalité guerrière et son institution
corollaire la dhimmitude[/size], ce statut
cruel, inférieur et déshumanisant réservé aux non-musulmans sous la domination
islamique. De plusce mythe « [i]disculpe l’islam classique, à l’origine du totalitarisme islamiste[/i]
». Et, il impose la vision « islamiquement correcte » d’un islam « [i]pacifique[/i] »
(Pierre-André Taguieff, [i]La
nouvelle judéophobie,[/i] Fayard Mille et Une nuits, 2002)
symbolisé par la civilisation brillante [i]al-Andalus[/i], exemple de «
coexistence pacifique entre judaïsme, christianisme et islam » en Espagne
médiévale sous la férule musulmane.
Ce mythe comprend aussi celui de la « dette » de l’Occident
vis-à-vis des « [size=12]sciences Arabes/musulmanes » . Il
dévalorise ainsi la civilisation chrétienne qui, d’une part, a mis un terme à
cette « tolérance » par sa victoire sur les Maures et sa reconquête de la
péninsule ibérique ([i]Reconquista[/i]),
et d’autre part, a échoué à créer l’équivalent [i]d’al-Andalous[/i].
[size=12]Ce mythe distille et renforce « [i]le sentiment de culpabilité et d’infériorité des
Occidentaux vis-à-vis de la civilisation islamique[/i] »
(Alexandre del Valle).
Il affuble l’Occident des pires épithètes – obscurantiste (Inquisition), conquérant
(croisades, empires), raciste -, et produit un discours anti-israélien. La
recréation de l’Etat d’Israël contredit le mythe des « dhimmis juifs heureux ».
Louer l’attitude mythique admirable de « tolérance » et irréprochable des
musulmans à l’égard des non-musulmans stigmatise [i]a contrario[/i] Israël : la
recréation de l’Etat d’Israël aurait mis fin à une ère de « coexistence
pacifique interreligieuse ». La politique israélienne est déformée au travers
d’un prisme mythique biaisé : elle est jugée, et condamnée, à l’aune d’un mythe
déguisé en histoire et on requiert d’Israël qu’il se conduise conformément au
mythe, ce qui [i]de facto[/i]
restaurerait le « bon vieux temps » de la dhimmitude, et donc la destruction de
l’Etat juif. Ce mythe s’est métamorphosé pour réapparaître sous l’idée de la « [i]Palestine laïque et multiculturelle[/i] » remplaçant l’Etat d’Israël.
Bat Ye’or précise que ce mythe :
]« [i]Conforte la doctrine islamique. Il atteste la perfection de la chari’a, seule
législation gouvernant, dans le passé, le dar al-islam , et sa supériorité sur
toutes les autres juridictions… La moindre critique du statut des dhimmis est
rejetée comme suspecte parce qu’elle entame le dogme de la perfection de la loi
et du gouvernement islamiques. Ainsi, la louange de la tolérance et de la
justice de l’islam, accompagnée de gratitude, s’intègrent-elles dans les
obligations exigées du dhimmi[/i] ».
Ce mythe pervers a été relayé par les réseaux juifs et chrétiens
de la dhimmitude afin d’influer sur les opinions publiques et donc les politiques
gouvernementales, en particulier dans le dialogue Euro-Arabe.
Nombre de [size=12]manuels scolaires français d’histoire
le présentent comme fait avéré .
[b]Une conférence de lancement unanime dans l’«islamiquement correct »[/b]
Le projet Aladin se présente essentiellement
sous la forme de deux sites Internet en cinq langues : français, anglais,
arabe, persan et turc. D’autres actions sont prévues.
Le site éponyme présente « [i]de façon simple et objective l’histoire de la Shoah,
une introduction à la culture juive, à l’histoire du peuple juif et au
judaïsme, l’histoire des relations entre les Musulmans et les Juifs au cours
des siècles passés jusqu’à nos jours en évoquant les périodes de coexistence
harmonieuse et conflictuelle[/i] ».
La bibliothèque numérique Aladin présente gracieusement
quatre livres – [i]Le[/i] [i]Journal[/i] d’Anne Franck,
[i]Si c’était un homme[/i] de Primo Levi,
[i]Hitler et les Juifs[/i] de Philippe Burrin,
[i]Sonderkommando Dans l’enfer des chambres à gaz[/i] de Shlomo Venezia -, en
des traductions inédites, numériques et publiées par les éditions du Manuscrit.
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Conférence "islamiquement" correcte

Caton l'Ancien- Jeroboam

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Date d'inscription: 14/02/2007
- Message n°1
Conférence "islamiquement" correcte
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Caton l'Ancien- Jeroboam

- Nombre de messages: 7859
Date d'inscription: 14/02/2007
- Message n°2
Re: Conférence "islamiquement" correcte
encore une fois, la reproduction est imprévue...
Voyez l'original sur
http://www.drzz.info/article-36923455.html
Voyez l'original sur
http://www.drzz.info/article-36923455.html
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