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RIOUFOL

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moria
Jeroboam
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BalanceSinge
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MessageSujet: RIOUFOL   Sam 9 Juin - 12:54

je crois que nous lui devons une rubrique.

J'ai lu son dernier édito et je l'ai diffusé.
Je pense aussi que nous devrions réunir ici tous les maux qu'il relate.

Il faut réveiller les gens.... Jusqu'à quand pourra-t-il écrire ?

**************************************

Publié le 08 juin 2007
Actualisé le 08 juin 2007 : 08h06

Le bloc-notes d'Ivan Rioufol.

Hier, c'était de la faute des juges. Cette fois-ci, c'est la police qui est désignée comme responsable de la « déferlante de violence » en Seine-Saint-Denis. Un rapport de l'Institut national des hautes études de sécurité (Inhes), rattaché au ministère de l'Intérieur, l'assure. Le document, remis en décembre 2006 mais ébruité opportunément à la veille du premier tour des législatives, enchante la gauche. Elle y voit l'échec de Nicolas Sarkozy place Beauvau. Au festival des hypocrites, elle vient de décrocher la palme d'or.


Une bombe est aux portes de Paris, mais personne ne veut savoir pourquoi. L'étude parle de « césure » entre la police et la population. Le « 9-3 » est décrit dans un état de « marginalisation croissante », avec une « délinquance hors norme ». Faits connus. La cause serait à rechercher, selon l'Inhes, du côté des policiers, « jeunes et déracinés », coupables de trop se concentrer sur la lutte contre les stupéfiants et les clandestins et d'avoir une attitude irrespectueuse.

La superficialité de l'analyse convient à ceux qui refusent de faire un lien entre immigration de peuplement et repliement identitaire. Dans la continuité du rapport, Élisabeth Guigou, députée PS, pense avoir la clef de la paix sociale : elle propose une police des quartiers, des Maisons de la justice et du droit, un commissariat dans chaque ville, etc. Pour la gauche conformiste, le « 9-3 » est un département quasi ordinaire.


Cette vision est évidemment fausse. Se rendre à Saint-Denis, où la basilique abrite les restes de plus de soixante rois de France, fait comprendre qu'une substitution de culture s'y est opérée, comme à Montfermeil, à Clichy-sous-Bois ou ailleurs. La concentration ethnique du département, révélée par la démographe Michèle Tribalat, et la récupération islamiste des agitations, admise par le préfet de Seine-Saint-Denis (bloc-notes des 12 janvier 2007 et 29 septembre 2006), sont autant d'explications à ces intifadas.




Ce sont d'abord les adeptes du multiculturalisme, ces belles âmes qui
veulent faire de la France métissée une auberge espagnole, qui sont les
responsables de cette catastrophe, dont des mineurs sont devenus les
acteurs. Dans des cités, les forces de l'ordre sont vues comme une
présence coloniale. Le Français (le « Cefran »)
y est en territoire étranger. Refuser de voir ces faits revient à s'en
satisfaire. Mais alors, que sera la Seine-Saint-Denis, dans vingt ans ?

Aveuglement

L'aveuglement est impardonnable. D'autant que cela fait des années que la dérive de la Seine-Saint-Denis est décrite, dans des rapports vite oubliés. Observer, par exemple, les candidatures à la députation de Djamel Bouras dans le « 9-3 », qui défend l'islamisation de sa communauté, ou de Faouzia Zebdi-Ghorab dans les Hauts-de-Seine, voilée sur ses affiches au nom de la « Résistance citoyenne », fait craindre que de nombreux jeunes sous influence, futurs électeurs, ne soient récupérés par cet islam politique, qui n'entend pas se réformer.

Ce que donne à voir la Seine-Saint-Denis ne ressemble pas à une crise
sociale et urbaine traditionnelle, comme le discours dominant veut le faire croire. La pauvreté du département ne suffit pas à expliquer l'ampleur de la violence. D'autant que celle-ci n'est porteuse d'aucune revendication, ni d'aucun leader. Les policiers pris pour cible le sont peut-être pour leurs maladresses (sait-on ce qu'ils endurent ?), mais plus sûrement pour ce qu'ils représentent.


Or, ce rejet de la République, déjà observé lors des émeutes de novembre 2005 avec les incendies d'écoles ou de lieux publics, est une donnée occultée. Qu'un organisme proche de l'Intérieur en vienne à reprocher aux forces de l'ordre de traquer les dealers et les clandestins, sans « prendre en compte le contexte dans lequel vivent les populations fragilisées »,

montre l'ampleur de l'angélisme. Du laboratoire de la Seine-Saint-Denis peut sortir le meilleur, comme le pire. C'est le pire - un séparatisme ethnico-religieux - qui est encouragé.

« L'oppresseur français »
Allons plus loin : ce rejet de la République, qui fait de la police un ennemi, est aussi celui de la France et de sa culture. Les enseignants et les juges le savent, eux qui sont parfois les victimes de cette haine engrangée dans des cités. Le racisme anti-Blancs y trouve également sa source. Les mobilisations, ces jours-ci, des ministres de l'Intérieur et de la Justice, pour renforcer en urgence la sécurité des banlieues et des tribunaux, ne changeront rien à ce constat.

« Toutes ces violences et ce rejet de la société ont une finalité, celle de se venger de l'oppresseur français », soutient rudement Malika Sorel, Française issue de l'immigration maghrébine. Dans un livre sans fard (Le Puzzle de l'intégration, Éditions Mille et Une Nuits), cette universitaire constate le refus de s'insérer d'une partie de la communauté musulmane, qui ne se reconnaît pas dans le socle culturel du pays d'accueil.

« Les Français doivent admettre que ceux qui naissent porteurs d'un héritage historique et culturel profondément différent du leur ne naissent pas Français », explique-t-elle, pour mettre en cause le droit du sol, qui offre la nationalité sans obligation d'adhésion aux valeurs de la République. « La violence de jeunes issus de l'immigration est à la hauteur de la violence que le droit du sol leur fait subir, en les affublant d'une identité qu'ils n'ont en réalité pas choisie. » Il faut la lire.

Noirs sous-représentés
Approbation médiatique, après les propos du Conseil représentatif des associations noires de France (Cran), regrettant, lundi, la sous-représentation des Noirs à l'Assemblée. Les mêmes commentateurs
qualifient de racistes ceux qui estiment les Blancs sous-représentés dans l'équipe de France de football.
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moria
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MessageSujet: Re: RIOUFOL   Lun 25 Juin - 18:53

Image idyllique

""Rachida Dati, Rama Yade, Fadela Amara : en nommant au gouvernement ces trois femmes, respectivement d'origines marocaine, sénégalaise et algérienne, François Fillon reconnaît que la France n'est plus seulement ce « peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne », dont parlait Charles de Gaulle en 1959.

Sous l'effet d'une immigration de peuplement, longtemps occultée, le pays est devenu multiethnique et cette réalité s'impose politiquement.

Les trois ministres illustrent les capacités d'intégration de la nation.


Mais l'image donnée est évidemment idyllique.

Entendre les commentateurs se réjouir que la catholique Christine Boutin travaillera, au ministère de la Ville, avec la musulmane Fadela Amara, rappelle qu'il existe deux France.

Il est devenu vain de nier qu'une partie de l'immigration maghrébine et africaine n'adhère pas aux règles et aux modes de vie du pays d'accueil, encouragée en cela par une abusive idéologie antiraciste, qui enjoint aux nouveaux venus de revendiquer leurs propres cultures.

Ces ministres sauront-elles se démarquer du communautarisme victimaire et défendre les vertus du mérite et de la responsabilité ?

Leur bilan se lira à cette aune.


Fadela Amara, fondatrice du mouvement Ni putes ni soumises, a fait preuve de ses convictions laïques, en critiquant le port du voile et la condition des femmes.

C'est en agissant simplement comme Françaises, héritières d'une histoire commune, qu'elles défendront le mieux l'identité nationale, chère à Sarkozy.""""
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Caton l'Ancien
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MessageSujet: Re: RIOUFOL   Lun 25 Juin - 19:33

Rioufol devient introuvable sur internet.
On ne trouve que l'article de la semaine précédente.
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moria
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MessageSujet: Re: RIOUFOL   Lun 25 Juin - 21:59

J'ai eu l'occasion -il y a encore peu de temps- de l'entendre sur RTL le soir à partir de 19h avec d'autres journalistes pour commenter l'actualité.
J'aimais bien.
Il a disparu....
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moria
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MessageSujet: Re: RIOUFOL   Sam 30 Juin - 6:03

Réformes : lever les malentendus
Publié le 29 juin 2007
Actualisé le 29 juin 2007 : 08h45


Le bloc-notes d'Ivan Rioufol

La gauche est dorlotée.
Pour elle, Nicolas Sarkozy a fait supprimer du futur traité européen la référence à la « concurrence libre et non faussée », qui existait dans l'ex-Constitution.
Le « rôle essentiel » des services publics y sera rappelé. « Dans la délégation française, je suis le seul qui ne soit pas socialiste », s'amuse le chef de l'État, accompagné à Bruxelles de Bernard Kouchner et de Jean-Pierre Jouyet. La droite tient la chandelle, dans cette opération de séduction.

Ceux qui, en 2005, ont rejeté une Europe sans frontières ni âme ne se reconnaissent pas dans ces amabilités aux « nonistes » antilibéraux. Certes, le terme de Constitution disparaît. Mais demeure, au prétexte de respecter « la richesse de la diversité culturelle, religieuse et linguistique » de l'Union, ce même attrait bien-pensant pour le multiculturalisme et ses communautés, qui met en danger l'unité et la stabilité des États-nations.


Les extrêmes sont en miettes, le PS est une ombre et Ségolène Royal renie les 35 heures et le smic à 1 500 euros qu'elle défendait hier. Mais c'est la droite qui montre des signes de faiblesse. La gauche se félicite d'avoir obligé Sarkozy à « revenir en arrière » sur sa réforme des universités. Ce recul s'ajoute à celui du ministre de l'Éducation, qui a abrogé le décret Robien sur les décharges horaires et qui autorise à nouveau la désastreuse méthode globale de lecture.

Mardi, Patrick Devedjian a comparé Sarkozy à Henri IV, qui sut réconcilier les Français. François Bayrou, avant lui, s'était approprié ce symbole pour justifier son centrisme bonhomme. Cependant, ce n'est pas cette politique que les Français ont choisie en avalisant la rupture. Le chef de l'État n'est pas blâmable de vouloir débloquer le conservatisme de la gauche. Mais la recherche du consensus n'est pas « l'électrochoc » annoncé par François Fillon il y a un mois.

Or, l'instauration d'une autonomie des universités s'est pliée à des concessions qui freineront leur renaissance. Après avoir renoncé à imposer la sélection et l'augmentation des droits d'inscription, le gouvernement a même dû transiger, mercredi, sur la non-sélection à l'entrée en master, réclamée par des syndicats d'étudiants à la représentativité contestable. Une ambiguïté est née sur la détermination du pouvoir à appliquer ses réformes. Le malentendu doit être levé.


Dati, communautariste ?

Rachida Dati, garde des Sceaux, rejoint aussi la gauche quand elle choisit de victimiser les minorités. « Je sais qu'ici les populations sont l'objet de discriminations sociales, économiques et culturelles [...] Je souhaite créer dans tous les parquets un pôle antidiscrimination », a-t-elle annoncé, vendredi dernier, au tribunal de grande instance de Bobigny (Seine-Saint-Denis).
Tandis que Nicolas Sarkozy dit vouloir en finir avec les repentances et les culpabilisations unilatérales, cette dialectique est reprise par la ministre de la Justice. Son discours, qui suggère que l'exclusion des cités serait due à leur rejet par le pays d'accueil, incite involontairement au repliement des communautés, à leur déresponsabilisation, voire à leur hostilité. Comment s'intégrer à une société soupçonnée de racisme ?
Le chef de l'État parle de promouvoir l'identité nationale, mais un communautarisme revendicatif se profile derrière les arguments, passés inaperçus, de Rachida Dati.


Cette logique compassionnelle invite à excuser le délinquant. C'est ce que soutient l'association des cités, AC Le Feu, quand elle demande que « la juste considération de l'origine sociale de la délinquance » soit « au centre de la déontologie des pratiques de justice et de police ».
La garde des Sceaux semble être sur la même longueur d'onde, quand elle dit : « Je ne veux plus qu'une partie de la population française pense que la
justice n'est pas faite pour elle, qu'elle est même faite contre elle. »



La référence à la non-discrimination est d'autant plus pernicieuse qu'elle pousse à exiger des exceptions à la règle commune et à la laïcité.
Ainsi, la Halde (Haute autorité de lutte contre les discriminations) a permis, en juin 2006, le port du voile islamique dans les préfectures lors des naturalisations, décision confirmée par Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur. En mai, elle a autorisé le voile aux parents d'élèves participant « bénévolement au service public de l'éducation nationale ». Là aussi, un malentendu doit être levé.


Parole de victime

La victimisation des minorités est d'autant plus contestable qu'elle en arrive parfois à négliger de vraies injustices. Marie-Neige Sardin est libraire au Bourget (Seine-Saint-Denis) depuis 1978. Cette femme énergique de 50 ans, rencontrée cette semaine, se dit attachée à sa ville et à son cosmopolitisme. Elle a été agressée vingt et une fois depuis 2004, et a subi un viol. Sa dernière agression remonte au 27 avril : elle a eu la main aspergée d'acide. La douzaine de plaintes qu'elle a déposées s'est soldée par des non-lieux, alors que les délinquants étaient identifiés. Désespérée d'être si peu entendue par la justice, elle a entamé une grève de la faim, qu'elle vient de cesser.
« Les autorités font comme s'il ne se passait rien »,
explique-t-elle. Ses agresseurs ? Une poignée d'adolescents multirécidivistes, dont les parents sont solidaires.
« Les grands frères sont dépassés, et il n'y a jamais aucune réponse judiciaire. Beaucoup de victimes n'osent plus s'exprimer. »

Elle dit aussi : « Je suis née ici, j'aime mon»93* et je n'en partirai pas. » Qui l'écoute ?


La place de François Fillon

Un premier ministre est-il encore utile ? La présidentialisation accélérée de la Ve République fait déjà de François Fillon un figurant. Il mérite mieux.


irioufol@lefigaro.fr
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moria
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MessageSujet: Re: RIOUFOL   Ven 6 Juil - 17:14

Attentats : les deux islams
LE BLOC-NOTES d'Ivan Rioufol.

Publié le 06 juillet 2007

Le bloc-notes d'Ivan Rioufol

Les trois attentats déjoués en Grande-Bretagne, qui mettent en cause des médecins étrangers, rappellent le défi posé aux sociétés occidentales : se défendre contre les attaques islamistes lancées au nom du Coran, tout en évitant d'incriminer la religion et ses pratiquants. L'issue tragique, espérée des djihadistes, serait d'inciter la majorité des musulmans d'Europe à s'exclure de la démocratie et de la modernité. Encore faut-il, préalablement, accepter de regarder des réalités en face.


Qu'on l'admette ou non, l'islam est en guerre. Cela fait 1375 ans que cela dure. Son expansion a commencé dès 632, à la mort de Mahomet, et n'a jamais connu de répit, comme le rappelle Jean-Paul Roux, historien de l'islam, dans un livre passionnant (Un choc de religions, Fayard). Le monde chrétien aussi a pu être violent. Mais il n'a réussi à rechristianiser que l'Espagne, la Sicile et la Crimée. Il perd du terrain. C'est sur ce fond historique qu'il faut replacer les attentats, dont celui du Yémen, lundi, qui a tué six Espagnols. La France, malgré sa politique arabe, est aussi une cible. Or cette obsession de la conquête est occultée. Les commentaires préfèrent parler du sentiment d'humiliation qui pousserait les radicaux.

Quand le djihad est mentionné, c'est pour lui trouver des excuses. Ces
endormissements sont déjà des redditions.

Et voilà ce que l'on ne veut pas entendre : l'amour n'est cité qu'une fois dans le Coran, alors qu'il compte quelque deux cent cinquante versets qui exaltent la guerre sainte. Les fondamentalistes qui ont oeuvré en Grande-Bretagne sont les héritiers de cette lecture littérale. Elle n'est pas « la religion de paix et de tolérance » pratiquée par la majorité des musulmans installés en Europe.


Oui, il y a place pour deux islams. Mais il faut soulever un faux-semblant : si le théologien Tariq Ramadan a su se faire passer, auprès des naïfs, pour un modéré plaidant pour un islam européen, Jean-Paul Roux rappelle, parlant des deux civilisations :
« Elles sont trop différentes pour se fondre l'une dans l'autre. »

En réalité, ce sont les musulmans laïcs, qui gardent leur religion pour eux et qui se plient aux règles communes, qu'il faut encourager. Pour cela, la nation ne doit rien céder de ses valeurs.

La France a-t-elle encore cette autorité ?


Les deux options

« La France ne se résoudra pas à voir le Liban glisser vers la guerre civile », a prévenu François Fillon, mardi, lors de son discours de politique générale. Mais c'est un processus de libanisation, c'est-à-dire d'éclatement des communautés, que pourrait connaître le pays avant la fin du siècle, si la nation se révélait incapable de faire respecter sa langue, son mode de vie, son peuple. Le Liban se disloque à cause d'un État vulnérable à la pression islamiste.
L'enjeu pour la France mériterait une prise de conscience qui tarde à s'exprimer.


Certes, parlant de « fermeté » et d'« autorité » pour évoquer les valeurs républicaines, le premier ministre a utilisé les mots nécessaires au respect d'un socle commun, qu'il faudrait d'ailleurs définir.
Mais la République cède quand elle permet le port du voile lors des naturalisations en préfecture. Elle cède lorsque personne ne réagit à Houria Bouteldja, porte-parole des Indigènes de la République, qualifiant sur France 3 les Français de souche de « souchiens » (on peut entendre « sous-chiens »).


Le problème identitaire, soulevé par Nicolas Sarkozy, reste entier.
Quand François Fillon rappelle que l'identité nationale est « fondée sur le droit du sol », il ne veut pas voir que cette nationalité automatique est parfois vécue comme une violence (bloc-notes du 8 juin).
Quand Brice Hortefeux, ministre de l'Immigration, explique qu'il faudra maîtriser le français en préalable à tout regroupement familial, il ne peut ignorer que les immigrés d'Afrique et du Maghreb ont déjà, généralement, cette pratique de la langue.

La nation est à la croisée des chemins.
Un choix reste à faire, entre deux modèles de société.
Le discours dominant, qui fait l'apologie de la diversité et du respect des différences, pousse à un multiculturalisme qui est une menace pour la cohésion nationale.
L'autre voie, esquissée par Fillon quand il rappelle « l'universalité française », consiste à imposer les valeurs non négociables sur lesquelles s'est construit l'Etat-nation.
Actuellement, ces deux options s'entremêlent.
Une clarification s'impose.

« Un Sarkozy pour l'Église »

Avouons-le : le contexte n'est pas favorable à une réaffirmation de l'identité nationale, née pour l'essentiel d'un héritage judéo-chrétien qui tend à s'effacer, tandis que la fierté musulmane incite aux premières conversions.
L'historien Jean-Paul Roux, catholique, le reconnaît : « Rien dans le contexte actuel ne peut faire croire que les fidèles du Coran acceptent le message de l'Évangile. »

Mais le clergé porte une responsabilité dans cet affaiblissement de la chrétienté en France. « Il faudrait à l'Église un Sarkozy », me dit l'abbé Christian Laffargue, curé dans l'Ain (auteur de Pour l'amour de l'Église, Fayard, 1999).

Plutôt que d'afficher leurs réticences au choix de Benoît XVI d'autoriser à nouveau la messe en latin selon le rite de saint Pie V, les évêques feraient mieux de se demander pourquoi les fidèles désertent leurs églises.


La solidarité, jusqu'où ?

Question rituelle, reposée hier : comment financer le déficit (12 milliards d'euros) de la Sécurité sociale ?
Les assurés paieront encore.
Mais il faudra bien, un jour, aborder l'inabordable : où s'arrête l'étendue de la solidarité nationale, dans une société toujours plus ouverte ?

En 2005, Tony Blair en avait exclu les demandeurs d'asile déboutés. Choquant ?


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MessageSujet: Re: RIOUFOL   Ven 6 Juil - 18:53

il était sur RTL mercredi soir. (on refait le monde)
_________________
Ce qu'on te reproche, cultive le, c'est toi ! (Cocteau)
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moria
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MessageSujet: Re: RIOUFOL   Ven 6 Juil - 19:04

Il serait donc revenu ...... car il avait disparu.
j'écoute très souvent cette émission.

Cher Riouffol !!!
Les islamistes sont peut être entrain de réveiller le monde !


Ils sont en guerre depuis 1375 ans dit-il !!!

Nous n'y sommes pas encore entrés mais çà ne saurait plus tarder.
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philiberte
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MessageSujet: Re: RIOUFOL   Ven 6 Juil - 19:17

c'est pour ça que je te le dis, j'ai oublié, hier. je n'ai pas écouté l'émission, j'arrivais à destination.
_________________
Ce qu'on te reproche, cultive le, c'est toi ! (Cocteau)
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MessageSujet: Re: RIOUFOL   Sam 7 Juil - 12:17

Pardonnez-moi d'entrer dans vos échanges comme un chien dans un jeu de quilles, mais je regrette le précédent éditorialiste décédé que remplace Mr Rioufol et dont hélas le nom m' échape..
Je repproche à Me Rioufol son engagement pris pour Bush dans la guerre d'Irak...
surtout pour sa sympathie envers un président que beaucoup pensent dangereux dans la mesure où il fait partie de ces êtres obtus et certains de détenir la vérité (même en niant l'évidence) qui se cramponnent jusqu'à l'absurde et le gâchis en pataugeant dans leurs erreurs.
Pro -américain ne veut pas dire "inconditionnel" et en l'occurence ses éditoriaux en faveur de Bush l'ont discrédité pour beaucoup.
Dommage car il est lucide par ailleurs et son combat est justifié, mais être "de droite" ne signifie pas acquiescer à tout et si on est aussi sectaire et "entier" que le parti opposant où est la différence ?
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moria
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MessageSujet: Re: RIOUFOL   Sam 7 Juil - 12:45

tout à fait Scaramouche mais nul n'est parfait.

Rioufol a le mérite d'être non seulement lucide mais transparent.
Jusqu'à quand le pourra-t-il ?

Il faut le soutenir et même si j'étais "contre"la guerre en Irak, je préfère suivre Rioufol qu'un Barbier qui ne sait sur quel pied danser tout en dansant !!
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silence
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MessageSujet: Re: RIOUFOL   Sam 7 Juil - 13:54

Tout ce que dit Rioufol ne sera jamais que des mots et encore des mots. A quoi sert donc ce qu'il dit? A satisfaire les pensées de quelques uns afin de pouvoir dire "vous voyez, il a raison! il pense comme nous".

Du vent! Il peut continuer à écrire cent ans comme ça...

la France a besoin d'actes pas de mots!
Mais les gens adorent les mots, les beaux discours... Ils adorent parler et s'écouter parler.
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moria
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MessageSujet: Re: RIOUFOL   Sam 7 Juil - 16:04

Cher silence, il est incontestable que nous aimons les mots, les discussions, les critiques et les analyses qui nous permettent de ne pas agir ou du moins prétexter d'être des "Candide" !

Nous venons de vivre plus de 60ans de paix d'apparence alors, celui qui allumera l'étincelle n'est pas encore arrivé.
Il est probable que nous ne soyons que sur la défensive si nous le sommes et nous n'avons rien de conquérants.

Prendriez-vous la tête de cette nouvelle armée ?
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Caton l'Ancien
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MessageSujet: Re: RIOUFOL   Sam 7 Juil - 17:50

Scaramouche a écrit:
Je repproche à Me Rioufol son engagement pris pour Bush dans la guerre d'Irak...


Pas moi.
J'ai la conviction que Bush avait fait une analyse lucide de la situation, en ce qui concerne le danger de l'islam.
Il avait d'ailleurs employé le terme de "cruzade", qu'il a dû abandonner rapidement. Certains Européens ne l'ont pas suivi, dont notre Galouzeau, qui s'est fait remarquer dans un 2ème Munich.

Que la France n'ait pas suivi n'a rien pour nous étonner : nous sommes gangrénés de partout, surtout dans l'armée.
Mais refuser en faisant le jeu des islamistes, c'était un peu trop.

Et Bush a beau avoir des aspects irritants, les propos de Rice sur la punition de la France sont tout aussi outrés que ceux de Galouzeau, auquel ils répondaient.

Quant au "sectarisme" de Rioufol, je ne le vois pas.
Il est au contraire toujours mesuré et trouve des formules admirables pour dire les choses tout en se rendant inattaquable.
Sa connaissance des problèmes est parfaite.
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Caton l'Ancien
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MessageSujet: Re: RIOUFOL   Sam 7 Juil - 17:57

silence a écrit:
Tout ce que dit Rioufol ne sera jamais que des mots et encore des mots. A quoi sert donc ce qu'il dit? A satisfaire les pensées de quelques uns afin de pouvoir dire "vous voyez, il a raison! il pense comme nous".

Du vent! Il peut continuer à écrire cent ans comme ça...

la France a besoin d'actes pas de mots!
Mais les gens adorent les mots, les beaux discours... Ils adorent parler et s'écouter parler.


Du vent, peut-être.
Mais un vent qui est capté, écouté après avoir été attendu par des centaines de milliers de gens.

Un vent nouveau, qui n'était pas imaginable il y a seulement 5 ans.
Ce n'est pas réjouissant, car cela signifie que la situation s'aggrave suffisamment pour que les gens rejettent les carcans de la courtoisie, de l'antiracisme, de la bien-pensance, de l'accueil de l'autre et de la diversité des cultures, de l'enrichissement de la différence et autres billevesées.

C'est un vent qui fédère les esprits, qui organise la pensée, qui crée les conditions de la réaction. Il n'y a pas d'action possible sans structure de pensée.

C'est un vent puissant, autrement puissant que celui soulevé par les petits discours de 20 participants au forum Libre expression...
Mais la critique est aisée, et on ne voit pas l'art.
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RIOUFOL

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